Capitaine de l'Equipe de France féminine de football qui a rencontré la Roumanie le 8 avril dernier à Pite?ti, Sabrina Delannoy termine sa dixième saison au PSG féminin où elle porte également le brassard de capitaine. Le Petit Journal de Bucarest l'a rencontré. Elle s'est livrée sur son parcours, sur sa vision du football féminin en France, son sentiment sur la sélection roumaine, l'Euro 2016 et les JO de Rio.
Photo : Clément Lefebvre
Le Petit Journal.com/Bucarest - Vous portez le brassard de l'équipe féminine du PSG depuis près de 10 ans, mais également les couleurs de l'équipe de France. Comment expliquez-vous cette belle carrière de footballeuse professionnelle ?
Sabrina Delannoy - J'ai joué avec les garçons jusqu'à l'âge de 14 ans, cela m'a aidé à avoir une vraie force de caractère. Ensuite j'ai rejoint Clairefontaine pendant 4 ans en internat, au pôle France du football féminin. J'y ai connu mes premières sélections en équipe de France jeune. J'ai par la suite signé au PSG où je joue maintenant depuis 10 ans. J'ai ensuite connu mes premières sélections en Equipe de France avec laquelle j'ai joué les plus grandes compétitions internationales.
Enfant, qu'est-ce qui vous a amené à jouer au foot ? Un sport traditionnellement plutôt réservé aux garçons.
C'est grâce à mon père, il jouait et je l'accompagnais tout le temps. Je tapais toujours dans un ballon au bord du terrain, alors mes parents m'ont inscrite dans le club du village, à l'âge de cinq ans.
Justement, le football féminin est en train de se développer en France avec l'arrivée du professionnalisme dans des clubs comme l'Olympique Lyonnais ou le PSG par exemple. Que pensez-vous de cette évolution ?
Je pense que le football féminin a encore un long chemin à parcourir et, pour cela, il a besoin du soutien des plus grands clubs de football masculin, cela lui donnerait davantage de crédibilité et de moyens.
Le 8 avril dernier, en tant que capitaine de l'Equipe de France, vous avez rencontré la sélection roumaine en match de qualification pour le championnat d'Europe 2017. Petite victoire 1-0 dans un match plutôt équilibré. Comment jugez-vous le football féminin roumain ?
Je sens que c'est un football qui est en pleine progression. J'ai senti que le coach avait mis en place une très bonne stratégie pour essayer de nous contrer et je pense qu'il a exploité toutes les possibilités pour nous faire déjouer. Cela n'a pas été évident du tout pour nous. Il y a deux ou trois joueuses roumaines d'un très bon niveau qui pourraient sans problème jouer dans notre championnat de France.
Le 10 juin prochain, en ouverture du championnat d'Europe des Nations de football, la France affrontera la Roumanie, quel est votre pronostic pour ce match ? Comment voyez-vous le parcours des 2 équipes dans la compétition ?
Je vois une victoire des bleus, 2-0 ! Ensuite, j'espère bien évidemment que la France sera championne d'Europe, mais je souhaite également le meilleur à l'équipe de Roumanie.
Avec l'équipe de France Féminine de football vous allez participer en août prochain aux JO de Rio. Une chance extraordinaire. Au premier tour les bleues rencontreront les Américaines, tenantes du titre. Quelles sont vos ambitions ?
Je sais bien que je suis privilégiée de pouvoir participer à cette compétition. C'est un peu l'aboutissement de tous les efforts et les sacrifices que j'ai fait toutes ces dernières années. J'ai simplement envie d'en profiter pleinement. Le parcours ne va pas être évident puisque les Américaines, qui figurent parmi les favorites, se retrouvent dans notre poule. Mais ce qui est sûr, c'est que nous avons pour objectif de revenir avec une médaille autour du cou !
Propos recueillis par Clément Lefebvre (www.lepetitjournal.com/Bucarest) Mercredi 8 juin 2016







