Le président roumain Nicușor Dan s’apprête à relancer les consultations avec les principaux dirigeants de l’ancienne coalition gouvernementale dans l’espoir de dégager enfin une majorité parlementaire capable de soutenir un nouvel exécutif. Selon plusieurs sources politiques, il doit s’entretenir avec Ilie Bolojan, Sorin Grindeanu, Dominic Fritz et Kelemen Hunor afin de tenter de débloquer la crise.


Une réunion au palais de Cotroceni était initialement envisagée avant la fin de la semaine, mais elle pourrait finalement être reportée au début de la semaine prochaine, probablement lundi, plusieurs responsables politiques étant actuellement absents de Bucarest.
Les négociations restent bloquées sur deux points majeurs : la composition du futur gouvernement et l’éventuelle mise en place d’une rotation à la tête de l’exécutif. Le Partidul Social Democrat a déjà fait savoir qu’il n’accepterait un tel système que si le poste de Premier ministre lui revenait dans un premier temps.
En face, le Partidul Național Liberal, soutenu par l’Uniunea Salvați România et l’Uniunea Democrată Maghiară din România, pousse la candidature de Siegfried Mureșan et souhaite que son camp prenne d’abord la tête du gouvernement, avant une éventuelle alternance au profit du PSD.
Une autre formule circule dans les discussions : celle d’un « gouvernement de trêve » réunissant le PSD, le PNL et l’UDMR, sans l’USR. Dans ce scénario, le nom du futur Premier ministre pourrait également changer, avec le retour possible d’Alexandru Nazare parmi les options envisagées.
Dans une récente interview, Sorin Grindeanu a indiqué que le PSD n’était pas opposé à l’idée d’un gouvernement de transition, mais il a prévenu que le PNL devrait d’abord revenir sur ses résolutions internes excluant toute coopération avec les sociaux-démocrates.
Le chef du PSD affirme par ailleurs que son parti a accepté toutes les formules de gouvernement proposées jusqu’ici, tout en accusant les libéraux d’avoir ajouté de nouvelles conditions à chaque étape des discussions.







