L’ancien chef du gouvernement Marcel Ciolacu conteste les affirmations selon lesquelles la banque publique Exim Banca Românească aurait mis en garde les autorités contre le risque de pertes massives liées à des financements accordés à plusieurs entreprises aujourd’hui fragilisées.


Il assure que le Premier ministre n’a aucun rôle opérationnel dans l’octroi de ces aides.
Cette prise de position intervient après l’ouverture d’une procédure judiciaire visant la banque d’État, sur fond de soupçons de mauvaise gestion de fonds publics. L’actuel Premier ministre, Ilie Bolojan, a par ailleurs expliqué qu’il ne pouvait pas démettre le directeur général de l’institution en raison d’engagements contractuels antérieurs.
Eximbank affirme pour sa part que les montants en cause correspondent à des engagements directs de l’État et non à des décisions internes. Selon la banque, les dossiers sont validés par des structures interministérielles ou par le gouvernement, son rôle se limitant à l’évaluation technique et à la transmission des risques identifiés.
L’établissement précise avoir systématiquement signalé les dangers financiers et les incertitudes de remboursement dans les documents transmis aux autorités. Il ajoute qu’il ne gère plus de nouveaux dispositifs de financement pour le compte de l’État, se concentrant uniquement sur les contrats existants.
De son côté, l’ancien ministre des Finances confirme que les risques avaient été consignés, tout en rappelant que la décision finale relevait du gouvernement. Plusieurs grandes entreprises soutenues ces dernières années concentreraient aujourd’hui l’essentiel des pertes potentielles.
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