Le gouvernement roumain a approuvé sept mesures pour prévenir et combattre la violence en milieu scolaire, après deux attaques à l’arme blanche survenues en quelques jours à Bistrița et à Pitești.


Annoncées vendredi 23 octobre par le Premier ministre Luca Niculescu, ces mesures prévoient le renforcement de la sécurité dans les établissements, le recrutement de conseillers scolaires supplémentaires, la formation des enseignants à la détection des risques de violence et la création d’un dispositif d’intervention rapide associant plusieurs ministères.
Le gouvernement prévoit également de réviser les plans de sécurité des écoles, de durcir les sanctions contre les violences visant les élèves et les enseignants, de modifier la législation sur l’introduction d’objets interdits et de lancer une campagne de sensibilisation.
Ces décisions ont été élaborées par un groupe de travail coordonné par le ministre de l’Éducation, Sorin Costreie. Le gouvernement n’a toutefois précisé ni le budget prévu, ni le calendrier d’application, ni le nombre de personnels supplémentaires envisagés.
Lundi, dans une école de Bistrița, un élève de cinquième a blessé une enseignante et un autre élève avec un couteau. Jeudi, un adolescent de 15 ans a attaqué un camarade à la machette et agressé un autre élève dans un lycée de Pitești.
« La sécurité des enfants n’est pas négociable », a déclaré Luca Niculescu, qui souhaite une réponse rapide et coordonnée pour mieux protéger les élèves et les personnels éducatifs.
Le ministre de l’Éducation, Sorin Costreie, a estimé que les établissements scolaires manquaient de soutien face à ces violences. « Dans une certaine mesure, ils ont été livrés à eux-mêmes », a-t-il déclaré, en référence aux deux agressions. Il souhaite renforcer les effectifs de sécurité, avec environ 1 000 postes supplémentaires à l’échelle nationale, en privilégiant les établissements les plus exposés.
Le président Nicușor Dan a lui aussi appelé à une réaction urgente, considérant ces deux agressions comme des signaux d’alerte. Sur le réseau X, il a rappelé que les lois contre le harcèlement scolaire ne suffisaient pas sans une application concrète au quotidien.
Il a insisté sur la nécessité d’intervenir dès les premiers signes de violence et de s’attaquer à ses causes profondes. La confiance entre enseignants, parents et élèves joue, selon lui, un rôle essentiel pour prévenir les situations les plus graves. Les enfants doivent pouvoir signaler des comportements abusifs et demander de l’aide sans craindre les représailles.
Le chef de l’État a également souligné l’influence du numérique, où le harcèlement et les agressions peuvent se prolonger bien au-delà de l’enceinte scolaire. Il appelle à renforcer la sécurité dans les établissements, à mieux former et accompagner les enseignants, à faciliter l’accès au soutien psychologique et à mieux protéger les mineurs en ligne.







