

Lepetitjournal.com : Comment le raid a-t-il évoluéaprès cinq éditions ?
Gérard Luçon : En lançant cette idée, nous étions avant tout dans le domaine de l'aventure et du social, mais aujourd'hui le raid permet aussi de recréer le lien entre l'Afrique et la Roumanie. En Afrique de l'Ouest, il n'y a qu'une seule ambassade de Roumanie pour 11 pays. Après cinq éditions, le raid est non seulement devenu un événement en Roumanie mais c'est aussi le seul élément positif de la représentation du pays àl'étranger. En mars, nous avons rencontréAbdou Diouf (ndlr : Secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie) àBucarest, et il a acceptéde donner le départ du raid le 24 septembre, quelques jours avant le début officiel du Sommet de la francophonie. Cela nous permettra de faire partie des événements liés au Sommet.
LPJ : Dans quelles conditions partez-vous ? Quelles seront les étapes du raid ?
GL : Nous partons avec trois Dacia 4x4 et un Aro avec un moteur Peugeot (ndlr : 4x4 de marque roumaine), que nous donnons dès notre arrivée àla Direction de la protection sociale du ministère sénégalais de la Justice. En cinq raids, nous avons couvert 85% du parc automobile de cette Direction, ce qui a permis de créer des antennes en brousse. Puis nous avons un Toyota et un Land Rover d'assistance. Trois Français et 12 Roumains feront partie de l'aventure. Nous arriverons au nord du Sénégal, le 12 octobre, après avoir traverséneuf pays : la Roumanie, la Hongrie, l'Autriche, l'Italie, la France, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Nous empruntons des étapes du Paris-Dakar, mais sans casser nos moteurs car on ne roule pas vite...
LPJ : Qu'attendez-vous de l'édition 2006 ?
GL : Au Sénégal, j'ai longtemps travaillésur les centres éducatifs pour l'insertion. Ils sont aujourd'hui autonomes mais il y a un manque de structures pour informer. Sur cet aspect, la Roumanie est en avance avec ses centres d'information et de documentation. D'un autre côté, les Roumains ont beaucoup àapprendre du Sénégal dans l'insertion, et notamment le traitement des handicapés. L'idée est que ces deux pays échangent leurs expériences. Le raid, avec le soutien du ministère roumain de l'Education, se propose de véhiculer cette idée. Après, il faudra prendre le relais et développer éventuellement un partenariat tripartite avec la France ou le Canada. Jacques Faugeroux, qui a mis en place des centres d'information en Roumanie, sera d'ailleurs àDakar dès notre arrivée.
LPJ : D'autres projets en vue ?
GL : Nous envisageons d'organiser un raid Bucarest-Pékin pour 2008...
Propos recueillis par Laurent Couderc (www.lepetitjournal.com - Bucarest) 8 septembre 2006
Pour plus d'infos sur le raid Bucarest-Dakar, visiter le site www.cupapuciiprindesert.ro







