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BUCAREST - Un peu de tourisme alternatif

Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

Pour ceux ou celles, touristes ou pas, qui souhaitent découvrir la capitale roumaine autrement, l'offre touristique locale s'est enrichie d'un nouveau concept : "Interesting Times bureau". Rencontre avec son fondateur, Doru R?du?a.

Photo : Cristian Vasile

Doru R?du?a - "Interesting Times" est une agence de tourisme alternative pour Bucarest qui s'adresse autant aux touristes étrangers qu'aux Bucarestois, qu'ils soient expatriés ou non. On leur permet de passer une journée ou une demi-jourée d'une manière originale. Nous organisons des tours et des activités pour toutes les catégories d'âge, mais une grande partie de nos produits s'adresse aux jeunes, voire aux enfants, avec des ateliers d'art ou la visite du delta de V?c?re?ti, entre autres. On propose des tours sur l'art de la rue, également un tour du "communisme", des ateliers de photographie, le tout en plein coeur de la ville, ainsi que des sessions d'explorations urbaines. 

Pourquoi plusieurs tours de Bucarest ?

Parce que Bucarest est une sorte de canard boîteux de l'Europe : des chiens errants, un passé traumatisant, la Maison du Peuple, et tous les clichés que l'on connaît si bien à son sujet. Notre rôle, à Interesting Times bureau, est de montrer aux gens que Bucarest ne se résume pas à ça ; nous disposons d'une vraie diversité culturelle et architecturale, de lieux secrets dont on peut tomber amoureux. Et il y a une jeune génération extrêmement créative, cosmopolite et ouverte. Nous proposons tout cela à des tarifs qui défient toute concurrence.

En parcourant votre site Internet, on s'aperçoit que l'aspect visuel occupe une place importante dans votre projet...

Effectivement, nous essayons de montrer aux gens le Bucarest caché, le Bucarest périphérique, au sens propre et au sens figuré, une ville que les gens ne remarquent pas s'ils sont trop pressés. Notre mot d'ordre se résume à cette maxime : "Slow travel for fast people." Ce n'est qu'en prenant les choses avec patience que l'on peut les découvrir réellement. Faire du tourisme n'est pas nécessairement une activité triviale.

Est-ce que vous n'avez pas peur de contribuer à une sorte d'institutionalisation de la ville ?

Je me souviens d'une époque dans les années 1990 où voir un touriste dans la rue constitutait un événement en soi. On a aujourd'hui un bus touristique, un vieux centre homogène et de plus en plus d'étrangers. Bucarest a besoin de touristes. Contribuer à l'institutionalisation d'une ville comme vous dites veut surtout dire contribuer à la rendre plus civilisée. Cela veut dire encourager le respect des piétons et le développement des moyens de transport alternatifs. Nous avons également besoin d'une plus grande implication des gens dans la vie de la ville. Partout dans le monde, le tourisme est un élément important. Les mairies ont chacune une manière bien à elles d'envisager le tourisme. De notre côté, nous proposons de sortir des sentiers battus en montrant l'aspect le plus "brut" de la capitale, c'est un complément. Surtout que depuis quelques années, les touristes ne perçoivent plus Bucarest comme une simple étape vers la Transylvanie ou le delta du Danube, mais comme une destination à part entière. Propos recueillis par Benjamin Ribout (www.lepetitjournal.com/Bucarest) jeudi 5 juin 2014

Voir le site : http://interestingtimes.ro

 

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Publié le 4 juin 2014, mis à jour le 6 janvier 2018
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