BILAN: 78 millions d'EUR d'amendes en Roumanie

Par Grégory Rateau | Publié le 22/04/2020 à 00:00 | Mis à jour le 22/04/2020 à 10:29
amendes Roumanie

Les forces de l'ordre en Roumanie ont infligé environ 200 000 amendes pour non-respect des restrictions liées au COVID-19, du 24 mars au 19 avril.

 



Le montant total des pénalités s'élevait à près de 78 millions d'euros, ce qui équivaut à l'argent perçu en février de l'impôt sur les sociétés.



Il n'y a pas encore de données rendues publiques sur le montant total de ces amendes qui ont été payées par des personnes condamnées par les autorités. Les données comparatives maintenant analysées par Profit.ro montrent qu'au cours des trois dernières semaines, la police britannique aurait quant à elle infligé seulement 3 493 amendes et ouvert 83 dossiers criminels.



En Roumanie, rien que dans la nuit de Pâques, 3 384 amendes ont été infligées et 234 dossiers criminels ont été ouverts. Le président roumain Klaus Iohannis a décrété l'état d'urgence dans le pays en raison de la pandémie de COVID-19 depuis le 16 mars dernier.



Après cela, le gouvernement a publié plusieurs ordonnances militaires qui ont limité les mouvements des Roumains pour tenter d'enrayer la propagation du virus.



Les Roumains doivent donc impérativement limiter leur déplacement à l'extérieur de leur domicile et, lorsqu'ils sortent, ils sont tenus de remplir une déclaration sur le but de leur voyage et de l'emporter avec eux partout.



Ceux qui ne se conforment pas à ces règles pourtant simples seront sanctionnés. Les amendes varient actuellement entre 2 000 RON et 20 000 RON (412 à 4 120 EUR). Le président Iohannis a prolongé l'état d'urgence d'un mois supplémentaire en prévision d'un pic possible de la pandémie pour très bientôt.

 

 

 

source

grégory rateau

Grégory Rateau

Rédacteur en chef et directeur du média LePetitJournal.com/Bucarest, ancien chroniqueur à RRI et écrivain
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Bucarest !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Grégory Rateau

Rédacteur en chef de l'édition Bucarest.

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale