Mardi 21 septembre 2021
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Nay Pyi Taw veut protéger davantage une île qui accueille des tortues

Par Julia Guinamard | Publié le 28/06/2020 à 23:00 | Mis à jour le 28/06/2020 à 23:00
Photo : Des bébés de tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), espèce classée en risque d'extinction
Des bébés de tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), espèce classée en risque d'extinction

La direction des Forêts veut inscrire comme zone humide d’importance internationale sous la convention de Ramsar la réserve naturelle insulaire de Thamihla Kyun, une île d’un peu moins d’un kilomètre-carré située à l’embouchure de la rivière Pathein, à la pointe sud-ouest de la région de l’Ayeyarwady. « C'est un site important pour la reproduction des tortues. Nous essayons de compléter les données pour qu’il réponde aux critères des sites Ramsar », a ainsi déclaré le directeur-adjoint de la direction des forêts.

Chaque année, les tortues de mer viennent sur les plages de l’île pour pondre. Avec le changement climatique qui se répercute sur la température du sable dans lequel les femelles enterrent leurs œufs et la pollution marine due notamment au plastique à usage unique, les tortues sont menacées. À cela s’ajoutent les activités des pêcheurs, qui ramassent les œufs. Face à cette situation, le gouvernement et les organisations non-gouvernementales travaillent conjointement pour ramasser chaque trimestre les déchets sur les plages. Et ils organisent aussi des campagnes de sensibilisation auprès des habitants sur la préservation de la nature et donc les conséquences néfastes de collecter les œufs de tortues.

La Birmanie compte cinq espèces de tortues de mer : les tortues luths, les tortues caouannes, les tortues vertes, les tortues imbriquées et les tortues olivâtres. En 2018, les données collectées indiquent que 5 315 œufs ont éclos sur l’île de Thamihla Kyun et que 3 015 bébés tortues ont rejoint la mer.

La Convention de Ramsar prône « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides » et elle a la particularité d’être l’unique traité international portant sur un seul écosystème, les zones humides. Aujourd’hui, la Birmanie compte six sites inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale : la réserve de Moeyungyi, le lac Indawgyi, le lac Inle, l'île Meemahla Kyun, le golfe de Mottama ainsi que l’île de Nanthar et l’estuaire de Mayyu qui constituent un même ensemble, dans l’Arakan, et qui ont été inscrits le 22 mai dernier à l’occasion de la journée internationale de la diversité biologique. Au total, environ 280 kilomètres-carrés de terrains bénéficient du statut de site Ramsar en Birmanie.

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