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Mon V.I.E. à Barcelone: un tremplin pour une carrière en Espagne

Par Alexandra Pichard | Publié le 24/06/2018 à 18:45 | Mis à jour le 25/06/2018 à 09:45
Photo : CC Steve wilson https://www.flickr.com/photos/125303894@N06/14408938623
VIE Barcelone Espagne

De plus en plus à la mode, le V.I.E (Volontariat International en Entreprise) est un peu le PVT européen, qui permet aux jeunes entre 18 et 28 ans de partir faire une mission à l’étranger au sein d’une entreprise française, pour une durée comprise entre 6 et 24 mois. 

 

Ce dispositif, géré par Business France (l'agence française pour le développement international des entreprises), permet aux jeunes diplômés de débuter une carrière à l’international. En effet, sans expérience professionnelle, il est souvent très dur voire impossible de décrocher un job à l’étranger dès son entrée dans la vie active. Les missions V.I.E sont alors spécialement dédiées aux jeunes diplômés qui recherchent un premier poste à l’étranger. Plus facile à dénicher qu’un contrat, et plus enrichissant qu’un stage, le V.I.E est un véritable tremplin pour trouver un premier emploi par la suite. Et l’Espagne, avec près de 500 volontaires internationaux en mission en 2017, est la 6e destination dans le monde. De plus, la France est le plus grand partenaire économique de l’Espagne, et le troisième investisseur dans le pays avec plus de 300.000 salariés qui travaillent dans une filiale française en Espagne et de très nombreuses opportunités de V.I.E à la clé !
 

 

Et pourquoi pas Barcelone ? 


Barcelone est une ville qui attire beaucoup de jeunes diplômés français, en quête de soleil, de douceur de vie et de culture. Mais au-delà de sa qualité de vie difficilement égalable et sa proximité avec la France, la ville catalane est très active économiquement et concentre de nombreuses entreprises, en plus d’accueillir toute sorte de congrès et d’événements professionnels. L’occasion de découvrir une culture du travail différente, car en effet, en Espagne, le réseau et les connaissances professionnelles sont des facteurs clés dans le mode de travail et les processus de recrutement. Faire un V.I.E à Barcelone est donc l’occasion de mettre un pied dans l’écosystème local et de développer un réseau sur place pour se garantir des possibilités d’évolution par la suite. Ainsi, 80% des V.I.E à Barcelone se voient proposer un contrat dans l’entreprise dans laquelle ils effectuent leur mission. 


Et le réseau V.I.E français est très développé dans la capitale catalane. Le Club V.I.E, qui a vu le jour en 2017, organise des afterworks, des repas ou des événements de toute sorte pour que les volontaires en entreprise puissent se rencontrer entre eux, et se mettent également en lien avec les principaux acteurs de la communauté française de Barcelone, notamment l’Union des Français à l’Etranger avec qui il a un partenariat. Pour être au courant des événements, des actualités VIE et participer au forum, il faut vous inscrire en tant que membre sur le site
Mais attention, à Barcelone, parler anglais ne suffit pas. Ne pas parler espagnol peut fermer les portes à plus de 90% des offres de VIE en Espagne. 

 


Première étape : trouver son Volontariat 


L’Espagne compte près de 2.000 filiales françaises, qui sont toutes susceptibles de recevoir des missions V.I.E. Cependant, aucune liste n’est accessible gratuitement pour permettre aux futurs VIE de les contacter, surtout pour les PME qui sont plus difficiles à dénicher. Le bon plan peut être de contacter les CCI françaises présentes en Espagne ou de se procurer leur annuaire (voir et ici).
Le portail Civiweb, géré par Business France, publie également une bonne partie des opportunités de mission, en proposant environ une centaine d’offres par mois et dans divers secteurs. Mais dans les faits, les candidatures spontanées sont le moyen le plus efficace de décrocher une mission. "Il est important de chercher par soi-même car la plupart des entreprises ne connaissent pas ce système, ou alors elles font des offres de V.I.E directement sur leur site" confie Emma, ancienne V.I.E à Barcelone. Souvent, les pièces demandées sont un CV et une lettre de motivation. 

 


Mission en poche : il faut sceller la convention 


En effet, une fois que vous avez décroché votre V.I.E, que ce soit via la plateforme Civiweb ou seul, il faut qu’une convention soit conclue entre l’entreprise et Business France. Il faut donc s’inscrire sur la plateforme et déclarer sa mission. Le statut de Volontaire est directement rattaché à Business France qui est l’employeur et c’est l’organisme qui fixe les termes de la mission (nature des activités confiées au volontaire civil, formation du volontaire, conditions de prise en charge des dépenses liées à l'accomplissement du volontariat, etc). Une fois la mission validée par Business France, il faut impérativement passer une visite médicale et participer à une journée d’information avant le départ en entreprise. 

 


Et la rémunération ? 


Le volontariat n’est pas du bénévolat. Mais la rémunération des V.I.E est versée sous forme d’indemnités de mission, qui est un statut différent de salarié. En effet, le jeune en mission n’a pas à payer de cotisations sociales, patronales ni d’impôt sur le revenu. Le montant de ces indemnités dépend de la zone où s’effectue la mission, et est recalculé chaque année par Business France en fonction du coût de la vie sur place. A Barcelone, comme dans toute l’Espagne, les indemnités nettes mensuelles s’élèvent à 1.735,96 euros, une rémunération supérieure au salaire moyen net espagnol, ce qui donne un véritable avantage financiers aux V.I.E par rapport à un contrat local. 
En plus de la rémunération, les V.I.E bénéficient d’une couverture santé et sont remboursés des frais du voyage aller-retour avec des bagages, mais aussi les dépenses liées à la mission confiée comme les frais de transport ou de fonctionnement au bureau. Le V.I.E bénéficie également de 2 jours et demi de congés payés par mois, soit 30 jours par an. 
Malgré ces nombreux avantages, il existe aussi quelques inconvénients liés au statut de V.I.E qu’il faut prendre en compte. Le V.I.E ne permet pas de cotiser à la retraite générale ou complémentaire, ni pour des droits de chômage. Enfin, à noter que le V.I.E est affilié à la Caisse des français à l’étranger et à un assureur privé pour la couverture sociale, et non pas à la sécurité sociale. 

 


Une fois sur place : trouver un logement 


A Barcelone, il est plutôt facile de trouver un logement mais les prix montent vite. Beaucoup de jeunes s’orientent vers la colocation ou une chambre chez l’habitant car un logement individuel coûte très cher et est dur à trouver pour seulement un an. Le prix raisonnable pour une chambre varie entre 300 et 550 euros en fonction de la zone. 
Au niveau des quartiers, celui de l’Eixample est le plus approprié pour un V.I.E. En effet, il est dans le centre économique de la ville et proche de la plupart des bureaux. Il accueille également de nombreux bars ou restaurants, souvent propices aux afterworks. Même si c’est un des quartiers les plus chers, il peut alors être avantageux d’y habiter. Sinon, le quartier de Gràcia, connu pour être le quartier bohème, tendance et un peu plus authentique de la ville, accueille également les jeunes actifs en quête d’une vie plus tranquille. A l’opposé, le quartier Gothique, toujours animé, est l’endroit où habiter si vous voulez plutôt vous mêlez à la fête et aux Erasmus de la ville. 

 


D’autres volontariats existent 


Et si vous voulez voyager mais pas travailler dans une entreprise, il existe des alternatives au V.I.E.
Le V.I.A (Volontariat international en administration) permet de travailler pour le comte d’une administration française à Barcelone. Les embauches en fin de mission sont rares mais c’est néanmoins une expérience enrichissante. 
Le V.S.I (Volontariat de solidarité internationale) permet de rejoindre une association ou une ONG dans le cadre d’une action humanitaire, agréée par le ministère des Affaires étrangères, pour un volontariat qui peut aller de 1 à 6 ans. 
 

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