TEST: 2238

KANCHANABURI - L’abbé du Temple aux tigres mutilé par un de ses félins

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 25/05/2015 à 22:00 | Mis à jour le 16/09/2019 à 03:28
Photo : Roger-Howard
Roger-Howard-250

Un tigre a blessé samedi l'abbé du fameux temple aux tigres de Kanchanaburi, qui fait l'objet d'une controverse par rapport aux conditions de captivité de plusieurs dizaines de félins sous sa garde. L'animal ne l'a pas attaqué intentionnellement a déclaré le médecin du moine lundi.

Wat Pha Luang Ta Bua, situé dans la province de Kanchanaburi et plus connu sous le nom du temple aux tigres abrite près de 150 fauves, attirant de nombreux visiteurs qui viennent se faire photographier auprès des animaux de compagnie des moines du temple.

Mais le monastère souffre également d'une réputation douteuse auprès de groupes de défense des animaux ainsi que des responsables officiels de la protection de la faune, qui estiment qu'il viole la loi en gardant ainsi les tigres en captivité.

Samedi, l'abbé Luang Ta Jan, 64 ans, a été admis aux soins intensifs de l'hôpital Thanakarn pour des blessures profondes au visage et un bras cassé, selon son médecin Sahathep Sawarngnet qui est aussi le directeur de l'hôpital.

Mais ce dernier a tenu à préciser que le fauve n'avait pas attaqué son maitre et qu'il s'agissait d'un accident provoqué lorsque Luang Ta Jan, qui tenait le tigre avec une laisse, a glissé et est tombé.

"S'il avait subi une vraie attaque, son visage aurait été déchiqueté, mais il y avait seulement une plaie depuis son front jusqu'à sa lèvre," a déclaré le médecin, ajoutant que l'abbé s'était cassé le brase ? et une dent ? en tombant de lui-même.

Selon le docteur Sahatep, le tigre pèse 300 kilos et serait dans le temple depuis sept ans.

Le religieux est convalescent et devrait sortir de l'hôpital en fin de semaine, selon son praticien qui précise que l'admission aux soins intensifs était avant tout une mesure de précautions en raison d'antécédents cardiovasculaire chez son patient.

0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale