Samedi 19 juin 2021

Deux leaders de la contestation thaïlandaise libérés sous caution

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 12/05/2021 à 00:00 | Mis à jour le 13/05/2021 à 03:13
Photo : Reuters
Militant-thailandais-Penguin-ambulance

La cour pénale thaïlandaise a finalement accordé mardi la libération sous caution pour deux leaders du mouvement de contestation antigouvernementale détenus depuis plusieurs semaines pour avoir insulté envers le roi.

La cour a accepté de libérer le jeune Parit "Penguin" Chiwarak, 22 ans, et le chanteur Chaiamorn "Ammy" Kaewwiboonpan, 32 ans, à condition qu'ils ne quittent pas le territoire thaïlandais, assistent aux audiences du tribunal lorsqu'ils sont convoqués, s'abstiennent d'entacher la monarchie et de mener des activités semant le trouble, a déclaré la cour dans un communiqué.

Avant mardi, les deux hommes avaient essuyé plusieurs refus à leur demande de libération sous caution.

Chaiamorn Kaewwiboonpan est poursuivi pour lèse-majesté pour avoir brûlé un portrait du roi en février, un crime passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison pour chaque chef d’accusation.

Parit Chiwarak a été hospitalisé il y a deux semaines après 46 jours de grève de la faim. Il fait l'objet d'accusations diverses, dont la sédition et l’insulte envers la monarchie.

Un autre activiste de premier plan, Panupong "Mike" Jadnok, a vu son audience pour une possible mise en liberté sous caution reportée en attendant le résultat d'un test de dépistage au coronavirus, a indiqué la cour.

La semaine dernière, une autre chef de file de la contestation, Panusaya "Rung" Sithijirawattanakul, 22 ans, avait été libérée sous caution après huit semaines de détention. Elle est également accusée de lèse-majesté et avait mené une grève de la faim comme Parit Chiwarak.

Au moins deux autres leaders, l'avocat des droits humains Arnon Nampa et Chukiat "Justin" Saengowng, sont toujours en détention, où ils ont été infectés par le Sars-Cov2.

Le mouvement anti-gouvernemental qui rassemble une partie de la jeunesse thaïlandaise, a organisé l'an dernier une série de grandes manifestations contre l'administration de l’ancien chef de la junte militaire, le général à la retraite Prayuth Chan-O-Cha, qui avait pris le pouvoir lors d'un coup d'État de 2014 et a été reconduit à la tête des affaires du pays à l’issue d’élections controversées en 2019.

Les jeunes ont également appelé à la réforme de la monarchie et à l'abolition de la loi de lèse-majesté, du jamais vu en Thaïlande depuis des décennies, ce qui leur a valu des poursuites judiciaires engagées contre eux et plusieurs dizaines d'autres manifestants.

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