Les contrats de travaux publics pour la réalisation de la seconde phase de la ligne vont être mis aux enchères en ce début d’année 2026. Après quatre ans de travaux, la liaison devrait ouvrir en 2031.


L’année 2026 va marquer une nouvelle et importante étape dans la finalisation de la ligne de train à grande vitesse reliant la Thaïlande à la Chine, via le Laos. La seconde phase du projet consiste désormais à construire la ligne entre Nakhon Ratchasima et la ville frontalière du Laos de Nong Khai. La State Railway of Thailand (SRT) a annoncé la mise aux enchères des huit contrats de travaux publics. Après la période d’étude des appels d’offre et la signature des contrats, quatre ans de travaux seront nécessaires à la finalisation des 357 kilomètres manquants. L’investissement, pour cette seconde phase, devrait dépasser les 340 milliards de bahts. En parallèle, la première phase prend un peu de retard, notamment dû à la protection de sites historiques comme celui d’Ayutthaya. L’entrée en service de la ligne de 610 kilomètres, initialement prévue pour 2030, est désormais attendue en 2031.
Bangkok-Kunming en douze heures
Il y a un an, le Bangkok Post rappelait que ce projet avait été lancé en 2017 avant d’être retardé par des désaccords sur son financement et sa conception. Puis est survenue la pandémie de Covid 19. Une fois achevée, cette liaison à grande vitesse devrait tout à la fois stimuler le commerce, la logistique et le tourisme. Il faudra douze heures pour rejoindre Kunming, en Chine, depuis Bangkok. C’est certes bien plus qu’en avion mais il devrait n’en coûter que 3.600 bahts, soit entre la moitié et le tiers du prix habituel d’un billet d’avion, argument lui aussi avancé alors par le Bangkok Post. Il faudra encore six ans de patience, au moins, pour pouvoir mesurer l’impact réel de la nouvelle réalisation.
Sur le même sujet













