Les aéroports de Thaïlande appelés à la vigilance sur la variole du singe

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 25/05/2022 à 02:42 | Mis à jour le 30/05/2022 à 03:33
Photo : Reuters
Coronavirus-Thailande-remede

Le ministère thaïlandais de la Santé a demandé à tous les aéroports internationaux d'intensifier leur contrôle à l’arrivée, en particulier les vols en provenance de 17 pays où des cas de variole du singe ont été confirmés, selon son vice-ministre, Sathit Pitutecha, cité par le journal Bangkok Post.

 

Les voyageurs en provenance du Royaume-Uni, d'Espagne et du Portugal sont ceux qui devraient faire l’objet de la plus grande attention a souligné le Dr Chakkarat Pitayawonganon, directeur de la division épidémiologie du Département de Contrôle des maladies (DDC), cité par le journal en langue anglaise. 

Il a précisé que les voyageurs présentant des symptômes visibles tels que des éruptions cutanées seront invités à passer un test.

Des cas avérés ou présumés de variole du singe ont été recensés dans plusieurs pays européens - Grande-Bretagne, Portugal, Espagne, Italie, Belgique, France, Allemagne, Suède - ainsi qu’au Canada et aux États-Unis - une propagation “inhabituelle” selon les experts.

La variole du singe n’est pas pour l’heure considérée par la Thaïlande comme une maladie transmissible dangereuse et aucun cas n'a été signalé jusqu’ici dans le royaume, mais le ministère est en train d’évaluer le risque de contagion, selon le DDC.

Risque de contagion globalement "très faible"

Le virus de la variole du singe (ou “monkeypox”) se transmet à l’être humain par contact avec des animaux sauvages, des rongeurs ou des primates. Mais ce sont de potentielles transmissions d’homme à homme, d’ordinaire rares, qui alertent le corps médical.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le risque de contagion est globalement "très faible", sauf chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, chez qui le risque est "élevé".

Cette maladie virale, rare en Europe, appartient à la même famille que la varicelle ou la variole, et s’observait jusqu’ici principalement dans le centre et l’ouest de l’Afrique. Le virus a été découvert pour la première fois chez des singes en 1958, d’où son nom.

Guérison spontanée dans la plupart des cas

La période d’incubation va de 5 à 21 jours et la maladie dure de deux à trois semaines puis disparait généralement d’elle-même. Mais elle peut entrainer des complications, le plus souvent chez les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

Les symptômes de la variole du singe sont bien moins graves mais semblables à ceux observés chez les sujets atteints de variole, maladie éradiquée il y a un peu plus de 40 ans, à savoir de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et dorsales, durant la phase dite invasive qui intervient au cours des cinq premiers jours. Le gonflement des ganglions lymphatiques semblent être un signe caractéristique de cette maladie.

Apparaissent ensuite des éruptions cutanées notamment sur le visage, la paume des mains et la plante des pieds, des lésions, des pustules et enfin des croûtes.

L'ECDC recommande l'isolement des personnes infectées jusqu'à ce que ces lésions "soient complètement guéries".

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé mardi que l’épidémie, qui intrigue les scientifiques, restait à l’heure actuelle “maîtrisable”.

0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale