Plus de 200 nouvelles espèces découvertes dans la région du Mékong

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 27/01/2022 à 00:00 | Mis à jour le 27/01/2022 à 11:48
Photo : Benjamin Tapley/WWF/Handout via REUTERS - Une Megophrys frigida, ou grenouille à cornes du mont Ky Quan San, découverte en 2017 dans la réserve naturelle de Bat Xat, au Vietnam.
Grenouille corne au Vietnam

Le World Wildlife Fund a annoncé mercredi que pas moins de 224 nouvelles espèces avaient été découvertes en 2020 dans la région du Grand Mékong, malgré la "menace intense" de la perte d'habitat.

Un bambou résistant à la sécheresse, un triton cornu ou encore un singe au nom de volcan figuraient parmi quelques 224 nouvelles espèces découvertes en 2020 dans la région du Grand Mékong, a déclaré mercredi le World Wildlife Fund (WWF).

Le rapport publié par le WWF fait également état d’un nouveau gecko des rochers trouvé en Thaïlande, d’une espèce de mûrier au Vietnam et d’une grenouille à grosse tête au Vietnam et au Cambodge déjà menacée par la déforestation.

Les 224 espèces découvertes soulignent une fois de plus la richesse de la biodiversité de la région du Mékong, qui englobe la Thaïlande, la Birmanie, le Laos, le Cambodge et le Vietnam, et témoignent de la résilience de la nature face à la fragmentation et la dégradation des habitats naturels, a déclaré le WWF.

Vue aérienne de Vang Vieng au Laos
Le Grand Mékong est connu pour la richesse de sa biodiversité. Photo de Vang Vieng au Laos par K.Yoganand obtenue via REUTERS

"Ces espèces sont des produits extraordinaires et magnifiques de millions d'années d'évolution, mais elles sont extrêmement menacées, de nombreuses espèces disparaissant avant même d'être décrites", a déclaré K. Yoganand, responsable régional du WWF-Grand Mékong pour la faune et la criminalité liée aux espèces sauvages.

La région abrite certaines des espèces les plus menacées au monde, menacées par la destruction de leur habitat, les maladies liées aux activités humaines et le commerce illégal d'espèces sauvages.

Un rapport des Nations Unies l'année dernière a déclaré que le trafic d'espèces sauvages en Asie du Sud-Est remontait après une brève interruption en raison des mesures sanitaires strictes mises en place contre la pandémie de coronavirus, tout particulièrement la fermeture des frontières et la surveillance renforcée.

0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale