Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dévoilé vendredi un plan d’aide massif de 5 milliards d’euros comprenant 80 mesures protéger ménages et entreprises contre la hausse des prix de l’énergie et du coût de la vie conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Qualifié par le chef du gouvernement de « plus important bouclier social et économique de l’Union européenne » , ce dispositif entrera en vigueur dès ce samedi après sa publication au Journal officiel.


Réduction des taxes sur l’énergie
Face à l’explosion des prix du pétrole et du gaz provoquée par la guerre en Iran, le gouvernement espagnol annonce une mesure phare du plan : une baisse de la TVA de 21 à 10% sur le gaz, l’électricité et les carburants, assortie d’une réduction des taxes complémentaires sur les carburants et d’un plafonnement du prix maximum du butane et du propane.
Concrètement, les automobilistes pourraient économiser jusqu’à 30 centimes par litre à la pompe, soit environ 20 euros par plein pour une voiture moyenne. Du côté de l’électricité, les impôts diminueront de 60%, et l’impôt sur la production sera suspendu.
Soutien aux entreprises
Une aide directe de 0,20 euro par litre de carburant sera accordée à tous les transporteurs, agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du pays, ainsi qu’une aide équivalente à l’achat d’engrais. Les aides aux foyers les plus vulnérables seront, quant à elles, prolongées jusqu’à fin 2026 au moins.
Gel des loyers, mesure sensible
Pedro Sánchez a également annoncé l’adoption d’un décret prévoyant un gel temporaire des loyers dans le pays, où les prix de l’immobilier ont explosé ces dernières années. Mais la mesure, qui a fait l’objet d’une âpre négociation avec son partenaire au gouvernement, le parti Sumar, doit encore être approuvée par le Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité.
🇪🇸 Baisse de la TVA sur le gaz et les carburants, gel temporaire des loyers,..: le gouvernement espagnol a annoncé vendredi un plan d'aide anti-crise de 80 mesures pour un budget de 5 milliards d'euros visant à lutter contre les effets de la guerre au Moyen-Orient. pic.twitter.com/9jnVke8S8i
— Agence France-Presse (@afpfr) March 20, 2026
Colère assumée contre la guerre
Pedro Sánchez n’a pas manqué de souligner le contexte politique dans lequel s’inscrit ce plan. Fermement opposé au conflit, qu’il qualifie d’illégal. Il a notamment rappelé avoir refusé l’accès aux bases militaires espagnoles à l’aviation américaine, une position qui place Madrid en marge de plusieurs partenaires européens.
Dans ce contexte de crise internationale, l’Espagne entend limiter les effets économiques de la guerre et soutenir les ménages, dans un climat d’incertitude marqué par la hausse des prix de l’énergie. Le Premier ministre a lui-même reconnu que ces mesures ne suffiront pas à empêcher les effets de la guerre d’atteindre l’Espagne, mais qu’elles en atténueront au moins la portée.
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