

Après le "binge drinking", les jeunes se mettent à l'"alcoolorexie". Le principe est simple, les jeunes sautent des repas, pour ressentir plus vite les effets de l'alcool. Une attitude qui peut entrainer des troubles pour la santé
Photo AFP
D'après une étude de l'université du Missouri, une étudiante américaine sur six saute des repas pour ressentir plus rapidement les effets de l'alcool et "faire de la place" pour les calories des boissons alcoolisées. Une pratique qui inquiète les professionnels de santé.
Une attitude aux conséquences graves
Baptisé "drunkorexie", en anglais, ce comportement touche trois fois plus de femmes que d'hommes et entraîne des effets à long terme sur la santé. "Pris séparément, priver le cerveau de nourriture et consommer de grandes quantités d'alcool peuvent être dangereux", explique la chercheuse Victoria Osborne.
Les femmes plus touchées
La chercheuse ajoute que les femmes sont davantage exposées aux problèmes de santé liées à l'abus d'alcool car elles ne le métabolisent pas de façon aussi efficace que les hommes. Les femmes ont plus de tissus adipeux et moins d'eau dans leur organisme, ainsi qu'une quantité inférieure de l'enzyme essentielle à la métabolisation de l'alcool, d'après le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) des Etats-Unis. Elles en ressentent donc plus rapidement et plus durablement les effets.
79.000 morts par an aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, l'abus d'alcool est responsable de 79.000 décès par an en moyenne, selon la plus récente estimation des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) publiée lundi. L'abus d'alcool a coûté 224 milliards de dollars au pays : pour 72%, il s'agit de la perte de productivité des buveurs au travail, pour 11% de dépenses de santé, pour 9% des frais occasionnés par l'intervention de la police et de la justice contre les conducteurs en état d'ébriété et pour 6% des dommages aux véhicules accidentés.
J.B (www.lepetitjournal.com) lundi 24 octobre 2011
Voir aussi :
Le Parisien - L'"alcoolorexie", ou manger moins pour picoler plus !


































