Le classement 2026 de la compétitivité mondiale de l’IMD vient de consacrer la montée en puissance de l’Asie, et notamment de Hong Kong, qui grimpe d’une place sur le podium.


L’Asie au top
Depuis 1989, l’ensemble des pays attendent avec impatience chaque année le classement de la compétitivité des nations, établi par l’International Institute for Management Development (IMD), basé en Suisse. Cette année encore, 63 pays ont été classés grâce à une étude basée sur 340 critères qui sous-tendent la compétitivité.
En 2026, surprise ! La Suisse, qui dominait le classement en 2025, perd deux places. Elle se fait doubler par deux économies asiatiques qui gagnent chacune une place : Singapour s’empare de la première place, et Hong Kong de la deuxième.
La suite du classement dévoile d’autres envols ou confirmations asiatiques : Taiwan, 4e, gagne deux rangs ; les Emirats arabes unis, 5e, gardent leur classement de 2025 ; la Chine et l’Arabie Saoudite, respectivement 12e et 13e, gagnent chacune quatre places.
En revanche, le Vieux Continent est à la peine : le Danemark, 4e l’an dernier, n’est plus que 6e ; l’Allemagne descend du 19e au 23e rang ; la France perd quatre places et poursuit sa chute constante, pointant à la 36e place, derrière la Lituanie et la Lettonie. La France est même désormais 52e sur 70 en efficacité gouvernementale, alors qu’elle était 40e sur ce critère en 2022.
Efficacité hongkongaise
Au contraire, quand on regarde les quatre grandes catégories de critères, l’efficacité gouvernementale est le meilleur point fort de Hong Kong. Avec un score de 92,9, la région administrative spéciale garde sa deuxième place mondiale. Selon un porte-parole gouvernemental, cela témoigne « des efforts constants du gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong pour promouvoir des politiques économiques libres, ouvertes, stables, prévisibles et favorables aux entreprises, ainsi que de la confiance de la communauté internationale dans l’environnement juridique et réglementaire de Hong Kong. » C’est d’ailleurs dans ce domaine que l’ex-colonie anglaise obtient ses premières places au niveau de certains critères, comme la législation des affaires ou encore la politique fiscale.
Toujours dans les quatre grandes catégories, Hong Kong est également sur le podium (3e) en « efficacité du business », avec un score de 95,6. Elle a notamment deux grands atouts : la finance (2e) et les pratiques de gestion (3e).
Marges de progression
Pour que Hong Kong puisse monter l’an prochain sur la première place du podium, il reste cependant deux catégories de critères à améliorer. La première est la performance économique. Avec 68,9 en 2026, Hong Kong se classe 15e et a reculé de 5 places sur ce critère. Sans surprise, ce qui plombe le « Port aux Parfums » dans cette catégorie est le niveau des prix, critère sur lequel Hong Kong n’est que 70e, soit la ville la plus chère au monde.
Enfin, la dernière catégorie où Hong Kong a également une marge de progression concerne les infrastructures. Certes, la région administrative se classe 8e en 2026 et a gagné six places en quatre ans, mais elle avait réussi à atteindre la 7e place l’an dernier. Si Hong Kong possède parmi les meilleures infrastructures d’éducation (3e), de base (4e) ou de technologie (6e), elle doit encore progresser sur celles qui se situent dans le domaine des sciences (22e).
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