Sur Insurgentes et Eje 4, les microbus ont disparu. Aujourd'hui d'énormes autobus rouges et blancs circulent dans une voie qui leur est réservée, avec des arrêts fixes dans de grandes stations ultramodernes. C'est le Métrobus, système de transport en commun qui n'a rien à envier à ceux des grandes villes des pays du Nord
Lancé le 19 juin 2005, le Métrobus a révolutionné la façon de se déplacer à Mexico. Importé de la ville de Curitiba au Brésil, où il existe depuis les années 1970, le Métrobus est un transport en commun qui, comme son nom l'indique, mêle le bus à certains aspects du métro. Depuis sa création, il transporte plus de 470.000 passagers chaque jour.
En plus de désaturer les grands axes de la ville des centaines de peseros qui ralentissaient la circulation, le Métrobus permet de réduire les émissions de CO2. Les bus, de technologie Euro IV, ont parmi les plus faibles taux d'émissions de gaz à effet de serre pour un transport en commun à essence. Surtout on estime qu'un Métrobus a la même capacité que 26 autos, ce qui réduit considérablement le ratio émissions par passagers transportés. Les meilleures conditions de travail pour les opérateurs, qui reçoivent un salaire fixe contrairement au système pesero, améliorent la qualité du transport.
En fournissant ce service de qualité avec des autobus modernes, l'objectif des pouvoirs publics est le retour des classes moyennes supérieures dans les transports en commun. Le but est de réduire la circulation en voiture particulière et ses conséquences sur la pollution de l'air. On estime ainsi que 15% des usagers du Métrobus n'utilisent plus leur voiture.
Le Métrobus est globalement un succès. Mais les premières limites se font sentir. Victime de son succès, les unités sont encore plus saturées que le métro pendant les heures de pointe. Il faut parfois attendre que 5 bus passent pour pouvoir s'infiltrer dans une rame. Devant l'inconfort croissant, les résultats pourraient être à l'inverse des objectifs .On observe que de plus en plus d'usagers abandonnent le Métrobus et retournent à leur voiture. La bonne santé de la ville de Mexico passe par l'amélioration de ce mode de transport en commun.
Robin D'Angelo (www.lepetitjournal.com/Mexico) vendredi 19 juin 2009




































