Voyage dans le temps : les plus belles chansons d’amour polonaises d’avant-guerre !

Par Magdalena Kołakowska | Publié le 17/02/2022 à 02:02 | Mis à jour le 17/02/2022 à 21:42
Photo : Montage film "Piętro wyżej" 1937
Gramophone et film Piętro wyżej 1937

Cette semaine de Saint-Valentin est l’occasion de se demander comment était-ce « avant » : comment nos grands-parents s’aimaient-ils ? Quelle musique résonnait pendant les soirées romantiques et les bals de leur jeunesse ? Remontons le temps grâce aux plus belles chansons d’amour de la Pologne d'avant-guerre ; plusieurs d’entre elles sont extraites de films incontournables ayant influencé, inspiré, accompagné bien des histoires et des couples. L'occasion également de (re) découvrir une Pologne multi culturelle, créative et enjouée. Voici notre classement totalement subjectif... comme l’amour !

 

10. Tadeusz Faliszewski  – Ty albo żadna 

Tadeusz Faliszewski était non seulement un chanteur, acteur de cabaret et metteur en scène, mais aussi un lieutenant de réserve de l'armée polonaise. Ce tango de 1932 est une belle déclaration d'amour. « Je ne veux que toi. En toi, je vois mon bonheur. » – chante Faliszewski.

 

 

 

9. Adam Aston – Nasza miłość 

Adam Aston, né Adolf Loewinsohn, chantait en polonais ainsi qu'en hébreu et en yiddish, bien qu'il ne connaisse pas ces langues. Il était l'un des artistes les plus populaires de l'entre-deux-guerres en Pologne. Cette chanson de 1932 est tirée du cabaret Yo-Yo, présenté au théâtre Morskie oko.

 

 

 

8. Hanka Ordonówna – Miłość Ci wszystko wybaczy 

Chanson du film « Szpieg w masce » de 1933. Un professeur travaille à la production de rayons qui seraient capables d'arrêter les moteurs des avions ennemis à distance. Il est déjà proche du triomphe scientifique souhaité. Le service de renseignement du pays voisin utilise un espion  – une chanteuse qui piège le fils de l'inventeur afin d'atteindre l'objectif du service de l'ennemi. Mais le véritable amour naît entre eux…

 

 

 

7. Adolf Dymsza, Mira Zimińska – Chcesz, to mnie bierz ! 

« Każdemu wolno kochać » de 1933 est le premier film polonais dont le son a été enregistré directement sur la pellicule. Dans cette comédie musicale, un pauvre musicien vivant dans une mansarde aime la fille des propriétaires de l'immeuble, mais ses parents la destinent en mariage à un riche boucher. Une belle histoire d'amour malgré les obstacles !

 

 

 

6. Aleksander Żabczyński, Loda Niemirzanka – Nie kochać w taką noc to grzec

Dans le film  « Ada, to nie wypada ! » de 1936 l'indisciplinée Ada rend son père, un propriétaire terrien, très nerveux. Elle finit par être envoyée dans un pensionnat pour comtesses afin d'y apprendre les bonnes manières. Dans l’une des chansons du film, les amoureux chantent : « Ne pas aimer pendant une telle nuit est un péché. Aimons pendant qu'il est encore temps. »

 

 

 

5. Mieczysław Fogg – To ostatnia niedziela 

Ce tango de 1935 est bien sûr une chanson d’amour – mais d’amour fané, fini. « J'ai une requête, peut-être ma dernière. (…) Donnez-moi ce dimanche, le dernier dimanche. Et ensuite laisser le monde s'effondrer. (…) C'est le dernier dimanche. Aujourd'hui, nous nous séparons pour l’éternité. »

 

(version de 1967)

 

 

4. Mieczysław Fogg – Bo to się zwykle tak zaczyna 

Fogg présente encore une fois une version plutôt pessimiste de l'amour. Dans le tube de 1934, il chante que l'amour vient vite et part aussi vite. Mais bon, « c'est la vie » !

 

 

 

3. Eugeniusz Bodo  – Tyle miłości 

Une histoire d'amour entre la belle Ania et un pauvre vendeur Jurek dans le film « Jego ekscelencja subiekt » de 1933. Dans le rôle principal Eugeniusz Bodo, né Bohdan Eugène Junod, l'un des acteurs les plus remarquables et les plus populaires du cinéma et du théâtre polonais de l'entre-deux-guerres.

 

 

2. Eugeniusz Bodo – Dzisiaj ta i jutro ta 

« Piętro wyżej » de 1937 est une comédie d'erreurs qui raconte les aventures de deux voisins dans un immeuble :  Hipolit Pączek et Henryk Pączek (interprété par Eugeniusz Bodo). En dehors de leurs noms de famille identiques, presque tous les sépare. Ils sont constamment en guerre. La situation est compliquée par l'arrivée de Lodzia, la jeune cousine d'Hipolit, dont Henryk tombe amoureux.

 

 

 

1. Eugeniusz Bodo – Umówiłem się z nią na dziewiątą, tango, 1937

Ce tango est encore extrait du  film « Piętro wyżej » accroche vraiment l'oreille. Henryk, un présentateur radio, attend avec impatience un rendez-vous avec Lodzia. « J'ai un rendez-vous avec elle à neuf heures. Elle me manque tellement. (…) Je vais lui acheter un bouquet de roses. Puis un film, un café et une promenade. (…) Et nous serons heureux, joyeux. »

 

 

Magdalena Kolakowska (1)

Magdalena Kołakowska

Je suis étudiante en philologie romane à l'Université de Gdańsk. J’apprends le français depuis onze ans. Passionnée par l'histoire de la mode, surtout du 18e au 20e siècle, pendant mon temps libre, je peins et je dessine.
1 Commentaire (s) Réagir
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ROGER ZDZISLAW KNADE jeu 17/02/2022 - 09:00

Vous avez oublié un des plus grands tenors du monde Jan KIEPURA. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Kiepura

"Sa voix éclatante, à l'aigu impressionnant, à la fois ample et souple, lui permettait d'aborder avec égal succès l'opéra, l'opérette et la comédie musicale" https://www.abebooks.fr/photographies/Tenor-Jan-Kiepura-femme-Martha-Eggerth/30636135935/bd

"Brunetki, blondynki" https://www.youtube.com/watch?v=XHMytgy2GN0

En 1939, il s'engage comme volontaire dans l'armée polonaise en France. En septembre, il est à Lille pour encourager ses compatriotes. Son épouse, la soprano, Marta Eggerth s'engage à servir dans la Croix Rouge Polonaise.

Chevalier de la Legin d'Honneur en France. Officier Order Odrodzenia Polski (Polonia Restituta°.

 

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