5 clichés français sur les Espagnols

Par Coralie Lambret | Publié le 13/05/2022 à 18:44 | Mis à jour le 13/05/2022 à 20:24
Photo : Tonymadrid Photography, CC BY-NC-ND 2.0
un torero espagnol en tenue traditionelle

Tout le monde le sait, il existe énormément de clichés sur les Français. Mais pour une fois, les rôles s’inversent et aujourd’hui on s’intéresse aux stéréotypes français sur les Espagnols. Et les clichés ne sont pas toujours si clichés…

 

1. Les Espagnols adorent faire la sieste

C’est le cliché numéro un dans la bouche de tous les Français. Lorsqu’on s’imagine la vie en Espagne et surtout dans le sud, on pense forcément à la petite sieste entre 14h et 17h. Et on a pas tout à fait tort… 

À Valence, l’après-midi, beaucoup de commerces sont fermés et ils rouvrent en début de soirée. Ce constat ne concerne pas les supermarchés et les grandes chaînes de magasins mais plutôt les petites boutiques indépendantes. Cette longue fermeture n’est pas prévue pour profiter longuement de sa pause déjeuner mais bien parce que l’été, il fait une telle chaleur dehors que personne ne se rend dans les commerces et qu’ils restent donc fermés. Et quitte à ne pas travailler, autant en profiter pour faire une sieste !

un homme espagnol en train de faire la sieste
Photo : Juan Carlos Corvera (Twitter)

 

2. Les Espagnols sont fêtards

Beaucoup de Français s’imaginent que l’Espagne est une immense fête à ciel ouvert. En réalité, les Espagnols sont certes fêtards mais pas nécessairement plus que les autres. On retrouve encore beaucoup de fêtes traditionnelles (comme les Fallas à Valence) qui attirent énormément de monde, et qui s’étalent sur plusieurs jours, ce qui peut donner l’illusion que chaque jour, il y a quelque chose à fêter (le nombre de jours fériés annuel contribue beaucoup à renforcer cette idée). Mais les Espagnols savent aussi être calmes et casaniers, tout en sachant comment faire la fête. Enfin, c’est ce qu’ils essayent de nous faire croire… (Si vous leur proposer d’aller boire une bière, ils ne diront jamais non !)

 

3. Les Espagnols parlent trop vite

Lorsqu’on débarque en Espagne pour la première fois et qu’on entend les gens parler, on a presque envie de leur crier de ralentir. Pourtant, ils ne parlent pas spécialement plus vite que les Français. Ce qui donne cette illusion de rapidité, c’est la méconnaissance de la langue. Autrement dit, un Espagnol peut tout aussi bien affirmer que les Français parlent trop vite. D’ailleurs, on s’habitue rapidement à ce rythme lorsqu’on commence à maîtriser suffisamment les bases pour avoir une conversation. En réalité, le problème, ce n’est pas qu’ils parlent trop vite, simplement qu’ils parlent trop (mais on les aime quand même). 

 

4. Les Espagnols ne se nourrissent que de Tapas

Impossible de penser à l’Espagne sans saliver à l’idée de savourer de délicieuses patatas bravas en terrasse. D’ailleurs, si on en croit les légendes françaises sur les Espagnols, ils ne se nourriraient que de tapas à chaque repas. C’est bien évidemment faux puisqu’ils alternent aussi avec la paëlla. Même s’il est vrai que c’est toujours tentant d’accompagner sa cerveza de petites ailes de poulet ou d’une planche de jambon Ibérique, les Espagnols ne mangent pas que des tapas. Les appartements sont construits avec des cuisines et elles ne sont pas là juste pour décorer.

des tapas espagnols sur une table
Photo : Ben Sutherland

 

5. Les Espagnols sont bruyants

Ce dernier cliché fait l’unanimité et il n’est pas si cliché que ça. Les Espagnols parlent et rigolent très fort. Lorsqu’on se retrouve en terrasse en Espagne, les décibels sont bien souvent largement au-dessus de la moyenne. Et cette passion pour le bruit touche toutes les générations. Dès qu’ils savent produire des sons, les bébés crient déjà très fort. C’est simple, à Valence, le silence n’existe que dans la bibliothèque publique, lieu idéal pour offrir du répit à vos oreilles. Prenez le train Barcelone-Perpignan, vous constaterez vite que l’ambiance n’est plus la même une fois passée la frontière française.

 

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une femme avec un veste turquoise

Coralie Lambret

Étudiante passionnée et journaliste en devenir. J’ai la tête dure autant qu'en l'air. Je suis scorpion, c'est comme ça que je justifie mon caractère. J’ai quitté mon petit confort belge pour venir découvrir Valence et la vie, le temps d’un stage.
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