Emergency on Planet Earth : une expo choc au Centre del Carme à Valencia

Par Louisa Desgrees | Publié le 27/08/2022 à 17:05 | Mis à jour le 27/08/2022 à 17:24
une fresque de couleurs sur un mur au centre del carme a valencia

"Emergency on Planet Earth" ! C’est le message d’alerte que veulent faire passer Vinz Feel Free, José Luis Pérez Pont et tous les artistes qui se sont joints à cette exposition. Vous avez jusqu’au 4 septembre pour vous rendre au Centre del Carme Cultura Contemporània (CCCC) et découvrir des œuvres qui nous font réfléchir sur l’urgence climatique et la condition humaine. Un voyage initiatique qui vous plongera dans la dure réalité des enjeux environnementaux actuels et vous incitera peut-être à agir.

 

Une exposition engagée au CCCC

Le Centre del Carme abrite depuis maintenant quelques mois les œuvres de Barbiturikills, Biancoshock, Lidia Cao, Marina Capdevila, Deih, Doa Oa, Li-Hill, Nayra López, Onur, Reskate, Spencer Tunick, Vinz Feel Free, Will Coles y Xelon. Tous ces artistes ont contribué à ce projet aussi faramineux qu’honorable. Porteuse d’un message fort, l’exposition Emergency on Planet Earth met en scène une planète à l’agonie, la Terre. 

Lors d’une balade qui semble se dérouler dans un futur proche, si ce n’est le présent, 12 pièces uniques s’offrent à nous. 12 pièces ou autant de problématiques au service d’une seule et même revendication : il est urgent d’agir pour la planète que nous habitons. 

 

Entre le feu et la glace

Après avoir dépassé la fresque d’un baiser entre l’humanité et la technologie, le visiteur s’engouffre dans d’immenses murs de flammes et de glace. À l’entrée des salles Ferreres et Goerlich II, l’exposition n’attend pas pour surprendre. Sur de vastes peintures murales, le contraste entre les affres d’une banquise qui fond et la souffrance d’une végétation qui brûle est poignant. Le rouge vif vient s’abattre sur le bleu glaçant tout en l'embrassant à la perfection. Un spectacle à la fois magnifique et terrifiant. 

 

L’espace ou la poubelle du monde

L’excursion se poursuit dans l’immensité de l’espace. Mais ce n’est pas la magie d’une galaxie étoilée et envoûtante qui est représentée sur les murs de ce long couloir. C’est un cosmos encombré des déchets que l’évolution humaine a semés sur son chemin. Au bout de ce couloir, sur une toile ébène, un être fait de débris spatiaux semble défier de son unique œil, celui qui daignerait croiser son regard. Les couleurs éclatantes qui constituent le corps de ce personnage dénotent avec l’obscurité charbonneuse du fond, donnant à l’œuvre une dimension dantesque. Une création signée Deih et intitulée "Piel orbital". Dans le descriptif de son œuvre, l’artiste Deih évoque les immondices causées par des siècles d’évolution : "Notre vieille peau est une nouvelle peau pour la planète, faite de plastique, de métal, d'ondes radio et d’une histoire inexploitable"

 

12 problématiques environnementales représentées au CCCC

Ces deux pièces principales édifient le cœur de l’exposition mais n’en font pas toute la richesse. Autour de ces deux œuvres protagonistes, vous pourrez découvrir 9 autres pièces, chacune traitant d’un sujet différent en lien avec l’environnement. Toutes ont un style singulier et se démarquent par leur manière d’esthétiser l’horreur pour faire passer un message.

La surconsommation, le réchauffement climatique, la pollution des eaux, les énergies fossiles, la dégradation des sols, la déforestation, la perte de biodiversité… Chaque salle a été investie par l’une de ces problématiques environnementales. Une exposition qui offre à réfléchir et nous pousse à agir. Agir dans l’urgence pour sauver un monde qui se meurt et dont la seule responsable est la bêtise humaine.

"Nous avons plaisir à regarder les images les plus soignées des choses dont la vue nous est pénible dans la réalité. La raison en est qu’apprendre est un plaisir, et qu’en les regardant on apprend à connaître et on conclut ce qu’est chaque chose", écrivait Aristote dans la Poétique. C’est le sentiment que procure cette exposition. La beauté mêlée à l’abject offre un nouveau regard sur la situation de notre planète. Un regard dénué de l’hypocrisie dont l’humain peut si souvent faire preuve.

 

Suivez nous sur

 

Louisa Desgrees en train de parler dans un micro

Louisa Desgrees

Étudiante en journalisme, et jamais plus de deux ans au même endroit, le voyage et les nouveaux horizons régissent ma vie ! J’aime qu’à travers la main du journaliste s’écrive un récit du monde en train de se faire.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Valence !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

De la part de toutes les équipes de Lepetitjournal.com

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale