En France, octobre rime avec Octobre Rose. Au Japon, on parle plutôt de Pink Ribbon, mais l’idée est la même : pendant tout le mois, le rose s’affiche sur les bâtiments, dans les rues et jusque dans certains sentō. Une campagne de sensibilisation qui prend ici des formes très japonaises, alors que le cancer du sein est devenu le cancer le plus fréquent chez les femmes japonaises.


Le mouvement Pink Ribbon est bien installé : monuments illuminés, campagnes dans les rues, événements… et même des vidéos diffusées cette année dans une centaine de sentō de Tokyo.
Car le cancer du sein n’épargne pas les Japonaises : c’est aujourd’hui le cancer le plus fréquent chez elles et une femme japonaise sur huit serait appelée à en être touchée au cours de sa vie. Longtemps moins touchées que les Européennes, les Japonaises voient l’incidence augmenter depuis plusieurs décennies.
Au Japon, Pink Ribbon est donc surtout l’occasion de rappeler l’importance du dépistage et d’inciter les femmes à passer à l’action. À Tokyo, le dépistage est recommandé à partir de 40 ans, tous les deux ans, et la ville propose des informations sur les centres et dispositifs de dépistage sur son site officiel.
Au Japon, mieux vaut prévenir que guérir - Au Japon, la prévention commence bien avant l’apparition des premiers symptômes. Le système de santé cherche aussi à repérer les risques liés au mode de vie, en particulier le surpoids et le tour de taille, indicateurs de possibles troubles métaboliques. Chaque année, les salariés passent un bilan de santé organisé par leur employeur. Entre 40 et 74 ans, un programme spécifique cible notamment les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires. Si les résultats sont préoccupants, des conseils sur l’alimentation et l’activité physique peuvent suivre. Les municipalités proposent également des dépistages de plusieurs cancers. L’idée est simple : repérer les problèmes le plus tôt possible, plutôt que d’attendre qu’ils se manifestent.
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