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La Thaïlande veut une loi pour une meilleure gestion de ses déchets électroniques

La Thaïlande génère 400.000 tonnes de déchets électroniques par an. Une meilleure prise en charge de leur recyclage ferait du bien à la planète et à l’économie.

Déchets électroniques Déchets électroniques
Écrit par Franck STEPLER
Publié le 13 janvier 2026


 

La Thaïlande accélère ses efforts pour faire adopter une nouvelle loi qui encadre la gestion de ses quelque 400.000 tonnes de déchets électroniques annuelles, parmi lesquels on trouve les téléphones mobiles et les tablettes usagés. L’objectif consiste à recycler ces déchets pour en extraire des matériaux précieux.

 

La Thaïlande manque d’un système de collecte systématique

Le Département du contrôle de la pollution (PCD) explique que le projet de loi sur la gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) vise à responsabiliser les producteurs. Il souhaite les obliger à partager la responsabilité de la reprise des produits en fin de vie pour le recyclage. L'Institut de recherche sur le développement de la Thaïlande (TDRI) souligne que le pays manque toujours d'un système de collecte systématique, ce qui signifie qu'une grande partie des déchets est stockée chez les particuliers ou vendue à des collecteurs informels, qui peuvent démonter les appareils de manière inappropriée, laissant des résidus toxiques « en liberté ».

 

L’Australie en exemple

Au-delà des questions environnementales, le gouvernement thaïlandais s’intéresse de près au recyclage des déchets électroniques dans la mesure où il peut fournir des matériaux précieux. Le recyclage d'un million de téléphones portables permettrait de récupérer plus de 15 kilos d'or, 350 kilos d'argent et plus de 15 tonnes de cuivre, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l'extraction de nouveaux matériaux. Citée en exemple, l’Australie aurait géré le recyclage de 109 tonnes de téléphones mobiles en 2024, récupérant des matériaux d’une valeur d’environ 90 millions de bahts. Faire du bien tout à la fois à la planète et à l’économie paraît donc possible si on le veut bien.

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