Le gouvernement thaïlandais impose aux chauffeurs d’applications de s’enregistrer avant fin février pour légaliser leur activité et sécuriser les trajets.


Le secteur du transport de passagers via des applications mobiles, ce qu'on appelle souvent le ride-sharing (le fait de commander une voiture avec chauffeur via une application) s'apprête à vivre un tournant majeur. Jusqu'ici, de nombreux chauffeurs utilisaient des voitures privées pour une activité commerciale, profitant d’un vide juridique.
Selon les récentes directives du Département des Transports Terrestres, relayées par le gouvernement, les conducteurs ont jusqu’au 28 février pour enregistrer leurs véhicules. Le but est de transformer ces voitures personnelles en véhicules de transport public officiels.
Une habitude ancrée dans le quotidien
À Bangkok, le covoiturage n'est plus une simple option, c'est devenu un réflexe. D'après les analyses de marché de Mordor Intelligence (2025/2026), environ 10% de la population thaïlandaise utilise ces services, mais l'activité est massivement concentrée dans la capitale qui regroupe 60% du marché national.
Les chiffres de la régularisation
D’après les chiffres officiels fournis par la porte-parole du gouvernement, Lalida Persvivatana, au Bangkok Post, le processus de légalisation est déjà bien lancé :
- 34.434 conducteurs ont déjà validé leur profil via le système « Driver Verify » (un outil informatique qui vérifie l'identité et les antécédents des chauffeurs).
- Après l'enregistrement, les chauffeurs auront tout le mois de mars pour changer officiellement le statut de leur véhicule en « transport public ».
- La nouvelle loi sera appliquée strictement dès le 31 mars.
Sécurité renforcée et sanctions
L'objectif est de rendre les trajets plus sûrs. Pour les passagers, cela signifie des chauffeurs certifiés, un suivi GPS en temps réel et des canaux officiels pour déposer une plainte.
Pour les chauffeurs qui ne respecteraient pas ces nouvelles règles, le gouvernement a prévenu que les sanctions seront lourdes : 2.000 bahts d'amende (environ 55€) pour l'utilisation d'une voiture non déclarée, et jusqu'à un mois de prison pour ceux qui roulent sans permis de transport public.






