Un post Facebook viral dénonçant l’attitude d’agents à l’aéroport de Bangkok a poussé les autorités à réagir. Formations renforcées et nouvelles consignes ont été annoncées.


L’incident se déroule à l’aéroport de Suvarnabhumi, principal hub aérien de Thaïlande.
Un influenceur étranger y relate son passage au contrôle dans un post publié sur les réseaux sociaux, où il critique ouvertement le comportement de certains membres du personnel.
Dans son message, il explique avoir été surpris par l’attitude des agents, qu’il juge fermés, peu souriants et expéditifs dans leurs échanges. Il évoque un ton sec, un manque de contact visuel et une ambiance qu’il décrit comme tendue au moment du contrôle. Selon lui, l’expérience contraste avec l’image de « pays du sourire » souvent associée à la Thaïlande.
Le post, massivement partagé, est rapidement relayé sur d’autres plateformes et repris par des médias locaux. En quelques heures, il suscite des milliers de réactions. Certains voyageurs partagent des témoignages similaires, évoquant un accueil jugé froid dans les zones de contrôle. D’autres internautes prennent la défense du personnel, rappelant la pression constante, les impératifs de sécurité et la fatigue liée à l’augmentation du trafic aérien.
Une réaction rapide des autorités et des formations renforcées
Face à l’ampleur de la polémique, Airports of Thailand (AOT), gestionnaire des principaux aéroports du pays, publie un communiqué officiel. La direction affirme prendre l’affaire au sérieux et annonce une série de mesures concrètes. Un rappel formel des standards de service a été adressé à l’ensemble du personnel en contact avec le public. Les responsables insistent sur l’importance d’un comportement professionnel, respectueux et courtois, même dans des situations de forte affluence. Au-delà de ce rappel, des formations supplémentaires doivent être mises en place. Elles porteront notamment sur :
- la qualité de l’accueil et la posture professionnelle,
- la communication interculturelle face à un public international,
- la gestion du stress et des conflits,
- l’amélioration du langage corporel et de l’expression non verbale.
L’objectif est de concilier rigueur sécuritaire et qualité d’expérience pour les passagers. Les autorités reconnaissent implicitement que l’image du pays, fortement dépendante du tourisme, peut être affectée par ce type d’incident viral.
Un contexte de forte pression dans les aéroports thaïlandais
L’épisode intervient dans un contexte de reprise massive du trafic aérien. Suvarnabhumi Airport figure parmi les aéroports les plus fréquentés d’Asie du Sud-Est. Le flux constant de voyageurs, les contrôles renforcés et les exigences internationales en matière de sûreté accroissent la charge de travail des agents. Les autorités rappellent que les contrôles stricts sont indispensables pour garantir la sécurité. Mais l’affaire souligne aussi la difficulté d’équilibrer efficacité opérationnelle, pression sécuritaire et qualité de l’accueil dans un hub international de cette ampleur.
Des règles de sûreté également réorganisées
Dans le même temps, la Civil Aviation Authority of Thailand (CAAT) a annoncé une réorganisation des procédures de sécurité dans l’ensemble des aéroports du pays. Parmi les évolutions prévues figure la possibilité pour les agents d’ouvrir et d’inspecter certains bagages sans la présence du passager, dans le cadre de contrôles aléatoires ou jugés nécessaires. Ces contrôles seront filmés et les passagers concernés pourront, a posteriori, vérifier le processus. Une mesure présentée comme un ajustement technique visant à renforcer l’efficacité des inspections et à s’aligner sur les standards internationaux. Si cette annonce n’est pas directement liée à la polémique née sur les réseaux sociaux, elle contribue à replacer l’événement dans un contexte plus large : celui d’aéroports soumis à une double exigence, entre hospitalité et sécurité renforcée.










