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Vittoria Detaille, épouse de l’ambassadeur de Belgique à Singapour

Par Laetitia Dubois Crochemore | Publié le 07/02/2019 à 14:30 | Mis à jour le 08/02/2019 à 02:38
Photo : De gauche à droite: Son Excellence l'ambassadeur de Belgique: Andy Mariette J. Detaille, le Président de Singapour de 2011 à 2017: Tony Tan Keng Yam et l'Epouse de l'Ambassadeur de Belgique: Vittoria Detaille Volgare @MFA Singapore
photo Vittoria

 

Le Petit Journal a interrogé Vittoria Detaille Volgare épouse de son Excellence l’ambassadeur de Belgique Andy Mariette J. Detaille. Vittoria et son époux sont installés à Singapour depuis le 29 juillet 2017. Nous la remercions de nous avoir reçus et d’avoir bien voulu répondre à nos questions 

 

Vittoria, quel a été votre parcours avant votre arrivée à Singapour ?

 

De nationalité italienne, j’ai étudié à l’Université de Naples « L’Orientale ». Cette université spécialisée dans les langues orientales et comparable à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales à Paris) est la plus ancienne au monde. J’y ai appris le français, l’anglais et bien sûr l’arabe. Parallèlement j’ai commencé une carrière de journaliste en commençant à travailler pour l’agence de presse italienne.

A 21 ans, je suis partie en Syrie pour approfondir ma connaissance de la langue arabe tout en continuant à écrire pour cette agence. J’y ai rencontré mon mari qui occupait un poste de diplomate à l’ambassade de Belgique à Damas. 

Après ce mandat en Syrie et deux autres aux ambassades d’Egypte et du Liban, nous avons regagné la Belgique. En 2012, nous repartons pour la Libye, où mon époux vient d’être nommé à son premier poste d’ambassadeur. A l’époque le contexte politique y était très compliqué : l’ambassadeur des Etats-Unis venait d’être assassiné lors de l’attaque de Benghazi. Après deux ans (au lieu de trois), les risques d’enlèvements devenant trop fréquents et notre sécurité étant très menacée, nous sommes envoyés au Koweït pour une nouvelle mission. Enfin, nous nous installons en juillet 2017 à Singapour. 

 

Quels sont vos intérêts et obligations en tant que femme active et en tant qu’épouse d’ambassadeur ?

 

J’écris toujours pour des journaux et magazines sur internet, essentiellement sur le Moyen-Orient, sujet qui me passionne. Je travaille également pour le Belgium Luxembourg Business Group (BLBG). Il s’agit d’un organisme qui a pour mission de faciliter l’installation et le développement des sociétés belges à Singapour et de promouvoir les échanges commerciaux et économiques entre la Belgique et Singapour.

J’y travaille à temps partiel afin de pouvoir répondre à mes obligations d’épouse de diplomate. En effet, en tant que femme d’ambassadeur, j’ai pour fonction de représenter la Belgique. J’ouvre régulièrement les portes de la Résidence de Belgique pour accueillir des délégations de différents secteurs. Je participe à de nombreux évènements pour faire connaître le pays et je me suis mise à apprendre le néerlandais. L’année 2018 a été riche de rendez-vous importants, quatre visites bilatérales ont eu lieu. Mon rôle est d’épauler mon mari lors de telles rencontres.

 

Est-il facile de concilier ces rôles tout en étant maman ?

 

Nous avons deux enfants âgés de 4 et 6 ans, ils suivent leur scolarité à l’école hollandaise en néerlandais et anglais. 

Mon travail à temps partiel me permet une certaine flexibilité, je peux donc passer du temps avec eux. Mais les soirées ne leur sont en général pas consacrées car nous sommes très souvent en représentation. Les enfants sont habitués à voir chaque soir à la Résidence de Belgique de nombreux hôtes.

Sur les plans professionnel et diplomatique, il est ardu de concilier ces deux domaines. Déménager d'un pays à l'autre tous les trois, quatre ans rend le développement d'une carrière professionnelle classique quasi impossible. J'ai toujours eu la chance de trouver un travail qui me donnait satisfaction mais cela requiert beaucoup d'adaptation. En effet, cette vie est très souvent idéalisée. Pour le reste, la vie diplomatique me plaît, j’aime découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux pays, rencontrer de nouvelles personnes, me faire de nouveaux amis. 

 

Est-il facile de représenter un pays qui n’est pas celui de sa nationalité d’origine ?

 

De manière générale, je pense que cela dépend beaucoup de la personnalité de chacun. J'ai vécu à plusieurs reprises en Belgique, je m’y suis très vite fait des amis et apprécié la vie de ce très joli pays chaleureux, ouvert et plein de ressources. C’est un pays culturellement et économiquement très vivant et par-dessus tout très convivial. J’aime beaucoup parler de la Belgique et la présenter.

 

Etes-vous investie dans des causes particulières en tant que femme d’ambassadeur ?

 

J’ai suivi une formation particulière avec la Croix-Rouge de Singapour sur les premiers secours psychologiques. Le but de cette formation est de venir en aide à des personnes qui ont connu un choc psychologique soudain et brutal, un événement de crise. Je soutiens l’équipe de premier secours dès que je le peux. J’aimerais pouvoir le faire davantage.

Je souhaiterais également m’investir dans une activité de volontariat dans laquelle mes enfants pourraient participer également. 

 

Quelles relations particulières existent entre Singapour et la Belgique ?

 

Il y a environ 2 000 Belges à Singapour dont environ 1 700 enregistrés à l’ambassade.

Il existe de nombreuses similarités entre Singapour et la Belgique. Ce sont de petits pays qui sont des hubs régionaux respectifs. Selon le ministère du Commerce et de l'Industrie, il y a presque 300 sociétés belges implantées à Singapour dans des secteurs différents : logistique, maritime, finance, agroalimentaire, chimie, conseil, fintech, informatique, technologie…

De grandes compagnies belges de dragage ont contribué à l’expansion de Singapour, qui depuis son indépendance a gagné 18 % de son territoire.

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Laetitia Crochemore

Laetitia Dubois Crochemore

Juriste en droit des affaires, diplômée et passionnée d’histoire de l’art, Laëtitia aime vous faire partager ses coups de cœurs et expériences singapouriennes.
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