Mercredi 23 septembre 2020
Singapour
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Covid19 - Humeur de confinés à Singapour #Semaine 6 !

Par Marie-Ségolène Migairou | Publié le 18/05/2020 à 16:45 | Mis à jour le 03/06/2020 à 05:28
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Nous entamons à Singapour notre 7ème semaine de confinement total de la population pour ralentir la propagation de l’épidémie de Coronavirus. Durant cette période particulière, nous donnons quotidiennement la parole à nos lectrices et lecteurs  sur la page Facebook de Lepetitjournal.com à Singapour ! Merci à Sophie Undorf-Bouvier, Arnaud Leveau, Cendrine, Laura, Astou Montfort, Linda et Anne Lehman pour ces témoignages solidaires ! 

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour36

Pour ce 36ème jour, c’est Sophie Undorf-Bouvier, professeure de français, responsable de CYF-Challenge Your French, qui nous raconte son confinement et nous donne ses coups de cœur en cette période confinée.

 

Sophie Undorf-Bouvier

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
J'habite à East Coast depuis 8 ans, à 15 minutes à pied de la mer, avec mon mari et mes enfants de 2 ans 1/2 et de 6 ans.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
J'ai eu la chance d'être en congé 2 semaines au début du confinement et je dois dire que, malgré le tragique de la situation, nous profitons de bien plus de moments de qualité qu'en temps normal. J'apprécie que mon mari soit à la maison et j'adore passer du temps avec mes enfants. Nous faisons beaucoup d'activités ensemble: des bricolages et des activités créatives, nous cuisinons énormément. Mon mari et moi travaillons également au développement de leurs apprentissages avec une attention plus soutenue qu'en temps ordinaire.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝘇 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
ibérée, délivrée (Frozen II -en boucle) ou Old MacDonald had a farm, au choix.

𝗤u𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
"Annabelle Thong" du singapourien Imran Hashim. L'auteur vaut la peine d'être connu, et le livre lu. La lecture est drôle, légère et facile sur le ton de "Bridget Jones", tout en abordant des sujets sensibles et politiques comme la liberté d'expression. Au travers les yeux de Annabelle Thong, cette jeune professeure singapourienne installée à Paris dans le cadre d'ue année d'étude à la Sorbonne, nous vivons une aventure interculturelle riche d'enseignements.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Comme je cherche toujours des idées pour que mes enfants mangent des légumes avec plaisir, j'ai commencé à faire des gaufres salées et ils adorent ça. Ils en mangent même pour le goûter !

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
Une petite vidéo de Florence Foresti ne fait jamais de mal pour remonter le moral. 

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Un masque, du gel désinfectant pour les mains, un paquet de pâtes et un rouleau de papier toilette.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Si pour moi ce confinement est un moment que je prends comme un cadeau car je profite pleinement de mon mari et de mes enfants, je n'oublie cependant pas les personnes qui sont seules ou isolées, qui rencontrent des difficultés économiques ou émotionnelles dues à l'éloignement de leurs proches. Courage à tous. Nous arrivons au bout !

 

𝐋𝐡𝐮𝐦𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐧𝐞́ 𝐚̀ 𝐒𝐢𝐧𝐠𝐚𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥.𝐜𝐨𝐦 #Jour37

Aujourd'hui, c'est Arnaud Leveau qui partage avec nous son humeur et son quotidien en ce 37ème jour de confinement.

 

Arnaud Leveau

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Sans grande surprise, ma compagne Yulia et moi même passons notre longue période de confinement dans notre appartement de Serangoon, situé à quelques pas de Woodleigh Park, un endroit plutôt agréable pour des petites balades de fin de journée.

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗿𝗼𝘂𝗹𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 ?
Les journées passent vite, même si elles finissent par se ressembler. Yulia et moi même avons la chance de travailler. Cela occupe une grande partie de nos journées. L’adaptation s’est fait assez rapidement. Nous habitons un duplex, nous avons donc pu facilement séparer nos espaces de travail respectif. C’est un luxe car nous passons pas mal de temps chaque jour en téléconférence et cette séparation nous permet d’animer nos réunions en toute quiétude. Personnellement, le confinement me permet de retrouver une seconde jeunesse. Cette période me rappelle l’époque où en Corée du Sud, je m’étais retiré dans une petite chambre pendant plusieurs mois pour écrire ma thèse. Finalement, cette petite piqure de rappel n’est pas désagréable d’autant que les conditions de vie à Singapour sont plutôt bonnes.
La seule frustration est la fermeture temporaire de la piscine et de la salle de sport de notre résidence mais aussi le fait de ne pas pouvoir revoir nos amis et collègues le soir ou le week-end comme nous le faisions régulièrement avant que la 'coupure de circuit' ne soit imposée à Singapour.

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻: 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
A ce niveau-là, tout se passe bien. Nous faisons un certain nombre de commande par internet et une fois par semaine l’un de nous sort faire des courses en supermarché. Nous nous faisons également livrer du vin par un petit restaurant qui dispose d’une très belle liste et qui a eu l’intelligence de proposer des commandes en ligne pendant cette période. Tout cela nous permet d’avoir une alimentation variée et de se faire des petits plaisirs. Nous nous sommes également rendus compte que de manger uniquement à la maison nous permet d’avoir une alimentation plus saine et équilibrée que lorsque nous travaillons en ville.

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲𝘀 ?
Cette période nous a rapproché de nos familles respectives en France et en Russie. Avant le confinement, nous nous téléphonions une à deux fois par semaine et nous échangions quelques messages par email ou sur les réseaux sociaux. Maintenant, nous nous appelons au moins une fois par jour pour prendre des nouvelles des uns et des autres et nous échangeons beaucoup plus activement sur un groupe Whatsapp familial. Par ailleurs, cette situation particulière a permis de renouer avec des connaissances perdues de vue au cours de ces dernières années. C’est plutôt une bonne surprise !

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗼𝗰𝗰𝘂𝗽𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀 ?
Il faut bien l’avouer notre vie sociale et culturelle est tombée à un niveau très bas. Il est vrai que nous avions déjà une vie culturelle assez faible à Singapour. Nous apprécions beaucoup sortir, nous rendre au théâtre, à l’opéra, voir des ballets ou même aller au cinéma, mais depuis que nous sommes installés ici les possibilités se sont pas mal réduites. Nous avons réussi à le compenser en nous constituant un petit groupe d’ami avec lesquels nous aimons nous retrouver certain soir ou le week-end et cela nous manque. Nos soirées sont assez calmes et s’articulent autour de films et séries, de la lecture et parfois de longues conversations sans queue ni tête en fin de repas. Nous regardons en ce moment une série russe très intéressante sur les bouleversements sociaux que le développement de l’intelligence artificielle pourrait provoquer. Le titre de la série disponible sur Netflix est « Better than us ».

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘀𝘁𝘂𝗰𝗲𝘀/𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Les premiers jours sont les plus difficiles car ils demandent une forte capacité d’adaptation. C’est derrière nous. Nous avons pris notre rythme de croisière. Il est important de préserver un rythme de vie stable et structuré, histoire de garder nos repères et de pouvoir nous projeter dans le temps. Il n’y a pas de recette magique, mais nous pouvons tous trouver notre propre équilibre et mettre un peu de poésie dans nos vies.

𝗤𝘂𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗶𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
Cette période aura eu le mérite de nous faire réfléchir sur la manière dont notre monde est organisé et comment cela se répercute sur notre manière de vivre le quotidien, de penser l’altérité et de gérer nos priorités aussi bien au niveau personnel que pour la société dans laquelle nous vivons. Des faiblesses que l’on percevait sont apparues en pleine lumière. Des réformes en profondeurs sont nécessaires, mais aurons nous le courage individuel et collectif, une fois que nous aurons retrouvé une certaine normalité, de nous y atteler ? Il est certain qu’il va falloir se retrousser les manches, faire preuve d’imagination et sans doute aussi retourner à certains fondamentaux de notre héritage culturel pour essayer de façonner un monde de demain qui ne soit pas trop bancal. La tâche sera ardue, c’est ce qui la rend exaltante.

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour38

Pour ce 38ème jour de confinement, c'est Cendrine, 52 ans, marseillaise d’adoption native du Havre, arrivée à Singapour depuis le mois d’octobre, auparavant à Dubai et Afrique du Sud, maman de Edouard 28 ans et Gautier 26 ans qui nous donne ses coups et partage son quotidien. Cendrine est aussi co/rédactrice de la newsletter de l’Association Française de Singapour et responsable du renouvellement des adhésions des membres.

Cendrine

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
J’ai arpenté le Botanic Garden de long en large, j’ai découvert cet endroit magique et j’en suis tombée amoureuse. J’ai découvert les puzzles et j’en ai fait plusieurs, 500 pièces puis 1000. J’ai également pu vivre avec mon mari, bien qu’il soit enfermé dans son bureau de 8h à 20h, je l’entends au téléphone, je lui apporte son café, nous déjeunons ensemble et le soir partons s’aérer en vélo. J’appréhende beaucoup moins la retraite! Lol ! Aussi, ce Circuit Breaker nous amène à vivre de nouvelles expériences, c'est ce que nous avons fait en nous faisant livrer un menu d'exception "Odette at Home" mijoté par le chef Julien Royer: un délice!

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 (𝗱𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗼𝘂 𝗽𝗮𝘀) 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Lundi matin, j’ai enregistré une vidéo pour mes amies de France en allant au Coldstorage, vidéo dans laquelle je me plaignais d’être sortie et coiffée n’importe comment, que j’en avais assez de ce confinement etc… et j’ai envoyé cette vidéo. Sauf qu’en retour, j’ai eu un message de la personne qui s’occupe de ma maison qui m’a répondu « je pense que cette vidéo ne m’était pas adressé », pas de chance il est Français et a donc compris tout ce que je racontais...

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝘇 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Le Lac de Julien doré en live! Nous nous sommes déchaînés samedi après-midi à danser comme si nous étions dans la plus grande soirée du monde avec tous nos amis… sauf que nous n’étions que tous les deux dans notre jardin. Voici un lien vers un Live complet si vous souhaitez aussi danser : 

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Nous avons adoré la recette de Cyril Lignac « le saumon bouillon Thai".

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Mon mari et des puzzles !

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Avoir du temps pour soi c’est important, mais le contact humain est essentiel, ce qui m’a le plus manqué est la vie sociale

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour39

Aujourd'hui, c’est Laura, fondatrice du Petit Croissant, qui nous raconte son confinement actif et gourmand, en nous donnant ses coups de cœur pour ce 39ème jour.

Laura

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
J’alterne entre la cuisine tôt le matin et chez moi, l’après midi avec mon petit-ami pour enchainer avec 'un run' en fin de journée. Les journées passent vite entre boulot, cuisine, sport et parfois je fais des livraisons des petits déjeuners moi même.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Le jour où j’ai lancé mes menus Brunch et où tout le monde a commencé à se faire livrer à la maison ! Après des semaines de calme car les bureaux étaient fermés, c’était incroyable de voir un tel engouement pour nos Brunch. Depuis, je suis sous l’eau tous les jours.

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
J’appelle ma grand-mère, qui est en France, très régulièrement. Je l’ai appelée le lendemain de Pâques qui était un weekend très ensoleillé en France. Elle m'a dit que ses voisins lui avaient fait une surprise en déposant un beau chocolat devant sa porte. Malheureusement, elle ne s’en est aperçue que le lendemain : le chocolat avait complètement fondu et n’avait plus aucune forme dans son sachet plastique. Elle a été obligée de le manger à la petite cuillère... Voilà notre petit secret qui m’a beaucoup fait rire.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝘇 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Je viens seulement de découvrir "The Pirouettes" et j’adore leur album particulièrement "Escalier" : 

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Tous les matins : un grand verre de jus pressé à froid d’orange, carotte, pomme et citron. Le plein de vitamines !

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻ce, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Mon copain et du vin pour pouvoir boire des verres, en observant le coucher du soleil.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗶𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝘇 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲?
Il n’est pas nécessaire de stocker 100 rouleaux de PQ chez soi ! Plus sérieusement, toujours croire en soi. On peut rebondir même dans les situations qui semblent les plus difficiles. Je pensais que mon entreprise allait devoir temporairement fermer à cause de cette crise et finalement, j’ai réussi à vite m’adapter, à lancer de supers Brunch livrés à la maison et ça cartonne.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Merci à tous les lecteurs qui ont déjà commandé leur petit-déjeuner chez nous ainsi qu'au soutien de la communauté française. Grâce à ce soutien, j’ai pu réembaucher 4 personnes en plus depuis le début du circuit breaker.

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour40

Aujourd'hui c'est chic et plein de style, car c'est Astou Montfort, créatrice de mode et de la marque As'fall Fashion Adviser - Fashion Designer qui partage avec nous son humeur, son quotidien et ses coups de coeur en ce 40ème jour de confinement.

Astou Montfort

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Je vis à Serangoon Garden, dans une maison avec une vue canon sur une allée de palmiers, en compagnie de mon homme, ma fille de 18 ans et mon garçon de 15 ans.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Je dirais LES meilleurs moments, car il y en a beaucoup, ce sont les moments où, de façon spontanée, nous avons des discussions très intenses avec nos enfants. En temps normal, ayant des emplois du temps très chargés avec mon mari, ces discussions nous devons les provoquer. Comme elle le dit, notre fille fait partie de la génération «Tweny tweny » et si je la cite, c'est "cette génération qui n’aura pas passé le Bac, cette génération à qui l’on a dit pendant 17 ans que le BAC était la première étape pour préparer son avenir, le Bac, le Bac, le Bac…, et là, Boum ! Au dernier virage avant d'atteindre ce but si attendu, on leur dit 'Eh guys pas de Bac' " .
Bref, une grande déception qui suscite des heures de discussion, qui resteront des moments forts de cette expérience Covid 19.

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Oh oui ! La semaine dernière, j’ai reçu un paquet qu’une amie m'a gentiment offert car je ne trouvais plus ce produit, qui était en rupture de stock au Fair price de My Village et partout où j’ai mes habitudes de commande en ligne : Un sac de Farine de 25 kg ! Oui, c’est cela la french solidarité : on s’offre des sacs de farine de 25kg ! Je peux vous assurer que je pourrai nourrir quelques familles de Serangoon en pain pendant quelques jours ! Voilà, en ce moment, 2 heures par jour, je ne suis plus créatrice de vêtements mais apprenti boulanger et j'apprends des nouveaux mots comme ‘’Degazer le pain’’. J'y trouve la même satisfaction que quand je commence à imaginer un vêtement, jusqu’au moment où le prototype prend forme. Mais voilà, là, je travaille mon pain seule, je n’ai pas mes experts comme mes chefs d’ateliers avec moi...Vous savez, ceux qui me rappellent que le vêtement doit se vendre et que le côté créatif doit être raisonné. Et là, en l’occurrence que le pain doit pouvoir être mangé, Bref !

𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗲̂𝘁𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘂𝗿, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗴𝗲́𝗿𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂 ?
Quand j’ai créé AS'FALL, la marque et la boutique à Lausanne en Suisse en 2009, l’idée était d’être et d’offrir une mode alternative entre le luxe et la frénésie de la mode rapide. De prendre le temps de travailler avec nos artisans, de prendre le temps de conseiller et d’informer notre clientèle sur une mode éthique fait main et en édition limitée, de prendre le temps d’analyser l’impact que notre métier a sur notre environnement.
Nous prenons donc ce temps qui nous est imposé à cause du Covid 19, pour tisser plus de lien virtuel avec notre clientèle en mettant en place des services de communication presque aussi efficaces que le live. Certains jours, je peux échanger des dizaines de messages avec des clientes. Depuis le début du Circuit Breaker, nous recevons les commandes et les demandes directement sur notre site en ligne. Certains de nos clients ont besoin de nous poser des questions avant de passer la commande sur un article, veulent des conseils, avoir plus de photos ou carrément une vidéo de la robe portée. Quelquefois, après avoir aperçu un article sur Instagram, ils veulent en savoir plus sur la matière, etc. J'ai la chance d’avoir une équipe Formidable: Christine, Française, qui est la manager et Ifa, Singapourienne, conseillère de vente. Nous avons toutes les trois en commun l’amour de ce que nous faisons, du contact, du conseil. Notre clientèle le ressent et n’hésite absolument pas à nous envoyer des WhatsApp ou des emails. Voila comment nous gérons la situation !
Le Circuit Breaker a un lourd impact économique et social sur les PME et Singapour n’y déroge pas, malgré les mesures prises par l’état singapourien pour nous accompagner dans cette crise. Je suis heureuse d’avoir mon entreprise et ma boutique aujourd’hui à Singapour, nous avons un groupe WhatsApp avec les propriétaires des commerces de HAJI LANE, notre quartier que nous adorons. Il y a une solidarité très touchante sur ce groupe.
Maintenant, l’enseignement que je tire de cette situation est de savoir se remettre en question, d’être toujours en mouvement et de continuer de développer la vente en ligne avec les mêmes services que nos clients attendent d’une marque comme la nôtre. A savoir, leur offrir ce produit différent par son rapport entre qualité, éthique, fait main et édition limitée, avec les conseils et accompagnements que nous leur fournissons en boutique. Enfin, la Chambre de Commerce Française a mis en place des webinars avec des experts pour nous accompagner pendant cette crise, donc nous restons aussi connectés. Je communique beaucoup et demande le retour de mon réseau qui travaille dans l’industrie de la mode, et cela va de la patronne d’entreprise comme AS’FALL, au dirigeant de grande entreprise.
Je dirais pour conclure : la vente en ligne est un atout considérable qu’il faut sérieusement prendre en compte dans notre monde, même si je suis persuadée qu’elle ne remplacera pas complètement les boutiques physiques. Il y aura toujours des hommes et femmes, comme moi, qui préfèreront aller faire un tour pour discuter, toucher, sentir, essayer, et découvrir. N'hésitez pas échanger avec nous!

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝘇 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Dans ma famille, nous avons la musique dans le sang ! Nous nous réveillons avec la musique, nous travaillons en musique, nous vivons avec de la musique. Cela nous donne une pêche de dingue ! Chez nous, aujourd’hui il y a une batterie, une table de mixage, deux guitares, trois djembés, un ukulele... Et si nous n’étions pas en train de parcourir le monde depuis 18 ans ce serait pire ! Aucune chanson en particulier ne marquera pour moi ce confinement... j’écoute de tout, je suis très curieuse.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
Fary est l’humoriste qui m’a le plus fait rire dernièrement, parce qu’il a apporté fraicheur, finesse, et de la classe dans ce milieu. Et pour moi, Fernand Raynaud sera toujours le TOP. Je vous propose le sketch : Le douanier  Je le trouve tellement drôle et fin dans l’approche de ce sujet. Avec le Covid 19, il y a la peur de l’autre qui revient, et qui peut prendre des proportions qui peuvent avoir des conséquences graves. Il faut être attentif à cela !

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́e 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 et quoi 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Ma famille, mes amis, mes ennemis aussi, pour prendre le temps avec eux... Ce sera tout. Rien d’autre, surtout pas de matériel, je ne m’attache pas au matériel. C’est l'une de mes forces, être capable d’abandonner tout matériel du jour au lendemain... Sur l’île, on se débrouillera avec les moyens du bord.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
La phrase de PAULO COELHO ‘’Si vous pensez que l’aventure est dangereuse. Essayez la routine... Elle est mortelle.’’

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour41

Pour ce 41ème jour de confinement, c’est Linda, co-rédactrice de la Newsletter de l’AFS, qui nous raconte son confinement et nous donne ses coups de cœur en cette période confinée.

Linda

 

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Nous vivons à Singapour depuis 3 ans, nous adorons notre vie ici et sommes tristes de devoir partir cette année surtout qu’avec la situation sanitaire, nous ne pourrons pas faire les derniers voyages et excursions que nous souhaitions. Nous sommes confinés dans une maison sans piscine dans le quartier de Serangoon. Nous sommes 4 : mon conjoint, ma fille de 5 ans, sa nounou et moi.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Ce sont les balades à vélo que nous faisons tous les 3 en équipée de 2 +1 (ma fille sur un siège à l’arrière de mon vélo) à destination de Lower Pierce Reservoir en passant par Bishan. Chaque fois, nous empruntons des chemins différents et découvrons les maisons du quartier, les condos, la végétation le long de notre parcours etc… Et je me suis mise au Yoga aussi, ça fait un bien fou !

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
La première fois que nous avons fait cette balade à vélo ça a été « épique ». A à peine 100 m de la maison, j’ai déraillé. Mon conjoint a remis la chaine de mon vélo, puis 10 m plus loin c’était à son tour de dérailler. Comme il a eu plus de difficultés à remettre la sienne et que ma fille s’impatientait à l’arrière de mon vélo, nous sommes parties en lui disant : « tu nous rattraperas en chemin »….. Il ne nous a jamais rattrapées. Arrivées à Bishan, nous nous sommes arrêtées au milieu du Parc et avons voulu l’appeler pour savoir où il en était et là… horreur, je m’aperçois que mon portable est éteint, plus de batterie. Nous avons tourné dans le Parc pour essayer de le retrouver puis comme la nuit commençait à tomber, nous sommes rentrées. Il est arrivé une quinzaine de minutes plus tard à la maison, pas très content.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝘇 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Nous écoutons beaucoup de chansons à la maison. Ma fille adore prendre le micro et chanter pendant que son père joue de la guitare. En ce moment nous écoutons et chantons beaucoup tous ensemble cette chanson de Joe Dassin 'le Chemin de papa'

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Je recommande vivement le livre de Gaëlle Nohant, « La Part des flammes ». C’est un roman passionnant qui se déroule dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Autour d’un événement réel, l’incendie du Bazar de la Charité, l’auteure nous plonge dans un univers fascinant. L'écriture est très agréable et fluide : c’est poignant et palpitant. On est emporté très loin, et ça fait du bien. …/la-part-des-flammes-97822530…

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Le poulet lait de coco-curry, c’est simple et délicieux… Et surtout, c’est un plat que mon conjoint adore cuisiner donc c’est lui qui s’en occupe. …/recette_poulet-au-coco-et-curry_…

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
« Noeud papillon jaune » : c’est une vidéo que nous trouvons très drôle avec ma fille et que nous regardons très souvent en reproduisant la chorégraphie (habillées évidemment) avec n’importe quel objet qui nous tombe sous la main ! 

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Une pile de livres, ma playlist de chansons, mon Mac, une tonne de chocolat, des masques, des gels hydroalcooliques et enfin ma fille et mon conjoint.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 L𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Citation de Marcel Achard pour les jours où on se lève du mauvais pied : « Quand je pense au peu qu’il me faudrait chaque matin pour me mettre de mauvaise humeur, je me dis qu’il n’en faut pas plus pour être de bonne humeur. »

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 #Jour42

Aujourd'hui, c'est Anne Lehman qui nous partage son quotidien et son humeur pour ce 42ème jour de confinement.

Anne Lehman

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗾𝘂𝗶 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Je m’étais souvent dit que ce serait chouette de ne pas avoir à sortir de chez soi, de vivre à son rythme, de n’être pas obligée de passer des heures chaque jour dans les transports en commun, debout secouée et bien serrée, de faire la queue pour déjeuner et pour à peu près tout et souvent, bref de pratiquer intensément toutes les joyeusetés de la vie urbaine. Eh bien je dois dire… C’est en effet pas mal ! Alors il est vrai que je profite de conditions de rêve : je vis avec mes deux filles de 17 et 14 ans, qui ont le bon gout d’être scolairement assidues et d’un naturel calme et optimiste, et notre chat, dans un appartement plutôt grand, lumineux et très aéré.

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗿𝗼𝘂𝗹𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 ?
Les journées sont plutôt denses : continuité pédagogique pour elles, gym puis formation en ligne pour moi : l’occasion rêvée de formaliser un ensemble d’acquis et entamer un changement de carrière dans le monde d’après. Quant au chat, il est ravi ! Il a enfin un public captif et des câlins à gogo… Cette période nous offre nous laisse le temps de cuisiner et d’échanger entre nous mais aussi par écrans interposes avec nos « proches-lointains », eux aussi enfermés dans des conditions souvent bien moins confortables. Nous avons instauré des apéros et cousinades virtuelles qui finalement nous rapprochent plus que jamais.

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻: 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
La logistique s’avère en pratique plus compliquée qu’en temps normal : je me refuse au surstockage, mais force est de constater qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour obtenir certains produits. Bien souvent, la bonne vieille méthode du panier est la seule qui fonctionne vraiment, et c’est l’occasion de mettre le nez dehors.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘀𝘁𝘂𝗰𝗲𝘀/𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Cette situation d’enfermement physique, d’incertitude économique, d’inquiétude collective tant pour la santé de nos proches que pour notre avenir nous pousse dans nos limites diverses. C’est fragilisant, mais c’est aussi l’occasion d’en sortir plus fort, plus créatif et combatif. Ce n’est cependant pas un exercice facile même dans des conditions idéales comme les miennes. Pour ma part, établir et conserver un rythme actif et structuré, ponctué d’échanges téléphoniques et vidéos me permet de conserver mon dynamisme et un certain optimisme malgré les lendemains assez sombres qui s’annoncent.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
S’il vous plait, n’oublions pas les plus fragiles pour qui aujourd’hui est une lutte, et demain plus incertain que jamais ! Beaucoup d’entreprises et même de particuliers se sont recroquevillés y compris dans leurs actions caritatives. Les associations luttent plus que jamais pour leur assurer le minimum vital : de la nourriture, des soins, de l’hygiène… un masque et du gel ne remplacent pas un repas et de l’eau propre… ces derniers manquent toujours cruellement et ne sont plus à la mode… Voici quelques associations qui feront des miracles avec quelques dollars, merci pour elles !

- Les Enfants de Klang Leu : https://www.helloasso.com/associations/les-enfants-de-klang-leu
- ANAK TnK : https://en.anak-tnk.org/ 
- Krousar Thmey : https://www.krousar-thmey.org/faire-un-don/

 

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Marie-Ségolène Migairou

Marie-Ségolène Migairou

Pendant ses études et ses fonctions à l’export, elle a parcouru le monde. Aujourd'hui à Singapour, elle s’investit au sein du Petitjournal.com au niveau commercial et marketing et occasionnellement rédactionnel
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