André Ferrand (photo LPJ) est l´auteur du rapport "Financement de l´enseignement français à l´étranger : réagir et s´unir pour un nouvel élan", commandé en 2004 par Jean Pierre Raffarin alors Premier ministre (voir le rapport). En préambule, le sénateur a précisé qu'il intervenait sur deux pistes fondamentales : la relance économique française et la grande demande d´enseignement à l´étranger.
lepetitjournal.com : Quelles sont les avancées et les mises en ?uvre par rapport à vos préconisations ?
André Ferrand : Les choses ont évolué positivement. Concernant le principal établissement sur Saõ Paulo, le lycée Pasteur, il y a une grande aspiration à ce que cet établissement atteigne un rayonnement à la mesure de la mégapole de Saõ Paulo. La qualité de l´enseignement de cet établissement est indiscutable, classé en 11ème position des meilleurs établissements de la ville. Les principaux responsables sont dans les starting blocks pour donner à cette structure un caractère de dimension internationale, en développant notamment les langues comme l´anglais et le portugais.
LPJ : A la lecture de votre rapport, vous préconisez entre autres, la recherche de partenaires privés. Cela implique à terme un désengagement de l´Etat ?
AF : Nous avons déjà mis en place la gratuité de l´enseignement pour les terminales à la rentrée prochaine, à cette gratuité en 2009 s´ajoutera celle des premières, et s´ajouteront ensuite les secondes en 2010. D´autre part nous allons continuer à augmenter l´enveloppe des bourses et faire en sorte que les familles à revenu moyen qui sont les plus en difficulté soient éligibles à ce dispositif. Il faut dire haut et clair que l´Etat ne relachera pas son effort financier, et assurera la pérénité des établissements quels que soient leur statut.
LPJ : Que pensez-vous des partenaires économiques ici à Sao Paulo ?
AF : J´ai rencontré la Chambre de Commerce qui est en train de mettre en place pour l´an prochain un beau programme avec les entreprises, quant à la Mission économique, le dispositif marche bien.
LPJ : Et les entreprises françaises ?
AF : 38 des entreprises françaises du CAC 40 sont présentes au Brésil. Il y a un gros effort à faire pour les moyennes entreprises. L´Allemagne, l´Espagne et l´Italie sont des pays beaucoup mieux implantés, il va falloir "mettre le pied au plancher"...
LPJ : En tant que sénateur UMP, vous adoptez aussi le tempérament "super actif"du Président de la République ?
AF : (rires) Mon territoire, c´est la planète ! J´ai un profil de "développeur"depuis mon élection comme Sénateur en 1998. Je dirais que je suis très actif dans le rôle qui est le mien.
Propos recueillis par Joseph Siviéri (www.lepetitjournal.com ? São Paulo) lundi 12 novembre 2007




































