


L'impératrice Sainte Hélène (†329), mère de Constantin, aurait découvert la relique sur le Mont Calvaire (Golgotha) à l'extérieur de Jérusalem. La basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome fut consacrée vers l'an 325.
Cette fête catholique est célébrée le 14 septembre en France, jour de la consécration de la basilique. Mais en Amérique latine, c'est le 3 mai que se célèbre le Jour de la Sainte Croix (Día de la Santa Cruz), qui, selon la légende, correspondrait à la date de la découverte de la sainte relique.

Au El Salvador et en Amérique latine en général, il semble que cette fête fût associée à une autre fête de l'époque préhispanique et précolombienne, cérémonie durant laquelle on demandait aux dieux, de la pluie et une bonne récolte. Ce serait aussi un hommage à la Terre mère et au dieu Xipe Tótec.
De nos jours, le rite catholique consiste en la fabrication artisanale d'une croix, décorées de papier de soie, de fleurs, parfois bénies par les prêtres. Bien que cette fête eût été supprimée du calendrier liturgique par le pape Jean XXIII, elle continue d'être célébrée en Amérique latine. Au Mexique, où la tradition reste vive avec la bénédiction de l'épiscopat, elle est associée au jour des maçons.
Chaque famille achète au marché ou fabrique sa propre croix, faite quand c'est possible avec du bois de jiote (brumera simaruba, arbre connu aussi sous le nom d'Indien nu), la décore comme vu plus haut, de papier de Chine de différentes couleurs, de fleurs et de fruits de saison : mangues, coyolitos, bananes, pastèques, melons, noix de cajou etc.

Chacun, chez lui ou chez son voisin, s'agenouille devant la croix, se signe, prend un fruit et le mange.
Jean-Jacques Sutra (www.lepetitjournal.com/sansalvador) mercredi 4 mai 2016





































