

L'Université d'El Salvador (UES) est un lieu surprenant. Le visiteur hésite entre université et parc naturel.
L' UES a fêté cette année ses 175 ans. Fondée en 1841, elle n'a commencé ses activités qu'en 1843. Elle enseignait alors les mathématiques, la logique, la morale, la métaphysique et la physique.
L'université est située au nord de la capitale, Ciudad universitaria, final de Av. Mártires y Héroes del 30 julio, près des quartiers sensibles de la colonia Zacamil, sur un campus arboré d'environ 60 hectares. La population est passée de 45.300 à 52.880 étudiants en dix ans, soit une augmentation de 7500 inscrits.
Les matières enseignées devraient permettre à chacun de poursuive les études de son choix. On trouve les sciences de l'agronomie, médecine et médecine vétérinaire, géographie, sciences naturelles, géophysique, mathématiques, biologie, physique, chimie, statistiques, environnement, pédagogie, philosophie, psychologie, langues, lettres, ingénierie, traductions, architecture, musique?
C'est un total de 169 cursus qui peuvent être étudiés dans l'université.

Les installations sont parfois désuètes ou franchement obsolètes, mais de nouveaux bâtiments ont été construits et rénovés, en particulier depuis les tremblements de terre de 2001.
Les édifices de mathématiques, d'architecture, de lettres ou de musique, valent la peine d'être vus.


Côté activités sportives, l'UES est dotée d'un complexe sportif exceptionnel, comprenant terrain de football, de football de plage, de tennis, piscine olympique. D'autres sports sont pratiqués, des échecs au Tae Kwon Do...

L'UES, comme beaucoup d'universités publiques (c'est la seule au El Salvador), est aussi un creuset de contestation sociale ; les peintures murales et les graffiti en attestent.


Mais ce qui frappe le visiteur, c'est la nature omniprésente sur le campus. Des arbres de toutes les espèces, des fleurs, des oiseaux, comme le fameux torogoz, peuvent être observés dans l'université.
On peut se croire dans un jardin botanique.



Les étudiants ont bien sûr la possibilité de se restaurer sur place, soit dans les nombreux postes de ventes de nourriture ou dans la grande cafétéria qui mériterait d'être protégée du vent, ce qui éviterait la poussière et la circulation de papiers volants.
En résumé, l'université est très agréable pour les étudiants et les visiteurs.

Pour une information approfondie sur l'histoire de l'UES, voir la revue en ligne El Universitario de février 2011 http://bit.ly/1RGNRIK
(photos LPJ/sansalvador)
Jean-Jacques Sutra (www.lepetitjournal.com/sansalvador) lundi 4 avril 2016





































