Origines et significations des mois de l’année en Italie

Par Le Petit Journal de Rome | Publié le 19/01/2022 à 12:46 | Mis à jour le 19/01/2022 à 12:51
Une image de la mosaïque de sousse

Parmi les résolutions de cette nouvelle année, l’apprentissage des mois de l’année en italien ! Ils ont l’avantage de ressembler aux mois français, puisqu’ils partagent de mêmes ancêtres latins. Penchons-nous sur leurs origines et significations.

 

Pour retrouver les racines étymologiques de nos mois, il faut remonter jusqu’au premier roi romain, le célèbre Romulus, à qui on doit le calendrier originel dont dérive le nôtre. Ce calendrier dit romuléen se basait sur une subdivision lunaire : une année comportait seulement 304 jours, donc 10 mois, et commençait en mars. Le deuxième roi romain, Numa Pompilio, étend le nombre de jours de l’année à 355, en ajoutant les mois de janvier et février.

 

De gennaio (janvier) à giugno (juin) : célébrer des divinités

Les six premiers mois de l’année portent chacun un nom dérivant d’un dieu ou d’une déesse, plaçant ainsi sous la protection de cette divinité la période de l’année concernée.

Gennaio (janvier), ianuarius en latin, vient de Giano (Ianus en latin, Janus en français), le dieu romain de l’ouverture, de la transition, du début et de la fin, et donc des points de passage comme les ponts et les portes. Représenté à deux visages, il incarne parfaitement la transition entre l’année passée et celle à venir.

Febbraio (février) dériverait de Februus, le dieu étrusque de la mort et de la purification qui y était associée, une purification nécessaire avant le passage aux mois printaniers.

Marzo (mars), martius en latin, est le mois dédié au dieu Mars (une origine parfaitement transparente en français). Connu principalement comme dieu de la guerre, il est aussi un protecteur de la nature, des récoltes et de la fertilité, thèmes centraux à cette période de l’année.

Aprile (avril), aprilis en latin, proviendrait du verbe latin aperire (ouvrir), se référant à l’éclosion des fleurs, et de la déesse romaine des jardins Aprus, chargée d’assurer cette éclosion.

Maggio (mai) tirerait son nom de la déesse romaine primitive Maia, symbole de la fertilité de la terre, de l’abondance, du printemps. Son nom est associé à la croissance printanière des végétaux, maius signifiant « plus grand » en latin.

Giugno (juin), iunius en latin, a été baptisé ainsi en l’honneur de la reine des dieux, Junon, déesse du mariage et de la fécondité.

 

Le reste de l’année en toute simplicité

Pour comprendre l’origine des mois de settembre (septembre) à dicembre (décembre), il suffit de savoir compter en latin ! En effet, n’ayant peut-être plus assez de divinités à qui faire honneur, les Romains ont associé aux dix mois du calendrier originel leur ordre dans l’année. Ainsi, luglio (juillet) se nommait quintilis (quintus signifiant cinquième), agosto (août) sextilis (de sextus, le sixième), settembre (septembre) dérive de septem (sept), ottobre (octobre) de octo (huit), novembre de novem (neuf) et dicembre de decem (dix).

L’ajout de deux mois au début du calendrier a certes rendu illogique le numéro porté par ces mois, mais nous utilisons toujours, en italien comme en français, le nom donné aux quatre derniers mois de l’année.

 

Luglio et agosto, faire honneur à des empereurs

Deux mois font office d’exception et ne portent ni un nom dédié à une divinité, ni dérivé d’un chiffre. Le premier est le mois de quintilis, renommé iulius par l’empereur Auguste, en l’honneur du célèbre Jules César (Caius Iulius Caesar de son complet nom latin), nommé empereur de manière posthume. Le mois de luglio (juillet), était en effet le mois de sa naissance. Le mois d’agosto (août), ancien sextilis, rend quant à lui hommage à l’empereur Octave Auguste.

 

Eléné Pluvinage

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

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