

L'écrivain le plus lu en France revient avec Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, une fable sur les relations conflictuelles entre un père et sa fille. Avec, en parallèle, la quête d'un premier amour perdu
Marc Levy renoue dans ce huitième roman avec l'univers romantique et fantastique qui l'a fait connaître
Quelques jours avant son mariage, Julia, jeune infographiste new-yorkaise, apprend que son père ne viendra pas. Toute sa vie, cet homme d'affaires richissime a été absent, mais cette fois, il a une bonne excuse : il est mort. Le lendemain de l'enterrement, Julia découvre pourtant qu'il lui réserve encore quelques surprises?
Pour la jeune femme, c'est le début d'un périple fantastique. L'occasion, peut-être, de comprendre enfin son père, et pour eux deux, de se dire toutes ces choses qu'ils ne se sont pas dites. Sans le savoir, la jeune femme part aussi pour un autre voyage, sur les traces de son premier amour.
"Littérature commerciale"
Lire Marc Levy, c'est un peu comme regarder un blockbuster, ces films américains à gros budget. A chaque fois, le profil des personnages est à peu près identique -des trentenaires brillants en pleine crise existentielle.
Et comme d'habitude, les ingrédients du succès (de l'amour, de l'amitié, et une pointe de surnaturel) sont réunis pour plaire à un public essentiellement féminin. Des dialogues convenus, une histoire pétrie de bons sentiments, un vocabulaire simple, voire simpliste? Les critiques vont jusqu'à qualifier les romans de Marc Levy de "littérature commerciale". Un point de vue que l'auteur lui-même ne dément pas. "Je n'oserais pas me dire écrivain"répond-il.
Autant l'admettre, les livres de Marc Levy sont bien des "romans de gare". Mais passée cette première considération, il faut aussi l'avouer : lire Marc Levy à la plage, dans le métro, ou après une journée de travail est toujours un plaisir. Et c'est sans doute ce qui énerve ses détracteurs...
Dans Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, l'auteur réussit, une fois encore, l'incroyable exploit de happer l'attention du lecteur dans un récit de plus de 400 pages. L'histoire est certes à l'eau de rose, mais elle résonne comme un écho délicieux aux rêves de petite fille qui sommeillent en chaque femme. Et ce n'est pas avec un soupir de soulagement qu'on lit la dernière page?mais bien avec un sourire béat aux lèvres, ou une larme à l'?il pour les plus sentimentales.
Elodie VIALLE. (www.lepetitjournal.com) jeudi 12 juin 2008
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy, Ed. Robert Laffont, 426 p., 21 euros.








































