Édition internationale

REVUE - Actus de Monaco et de la région

Revue des actualités et évènements notables en Principauté et à proximité.

Relations internationales

Photo (c) CDP
Le 15 mai, au Palais princier, trois ambassadeurs ont remis successivement leurs lettres de créance à S.A.S. le Prince Albert II. Il s'agit de S.E. Germain Ngoyo Moussavou, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise, S.E. Boubacar Sidiki Touré, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali et S.E. Mohan Krishna Shrestha, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique du Népal.
S.E. Germain Ngoyo Moussavou, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise est diplômé de l'École de journalisme de Lille et de l'Institut international de la communication de Montréal, il a dirigé le quotidien national L'Union et a occupé plusieurs postes auprès de la Présidence de la République. Il est actuellement sénateur de la ville de Tchibanga et président du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais au Sénat.
Quant à S.E. Boubacar Sidiki Touré, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali, il est diplômé de l'École nationale des impôts de Clermont-Ferrand et docteur en sciences économiques de l'Université Paris X - Nanterre. C'est d'ailleurs en tant qu'inspecteur des impôts qu'il a commencé sa carrière et s'est progressivement dirigé vers des missions dans les domaines de l'économie et de la finance. Il a également obtenu le diplôme du Fonds monétaire international "Cours d'Analyse et de Programmation Financière". Il est actuellement ambassadeur auprès de la France, du Portugal, de l'Ordre de Malte et du Vatican.
S.E. Mohan Krishna Shrestha, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique du Népal, titulaire d'un Master en économie et en science politique a effectué sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères népalais. Il représente son pays en France depuis 2010 ainsi qu'en Espagne, au Portugal et en Grèce.
Chaque cérémonie s'est déroulée en présence de Jacques Boisson, secrétaire d'État, Georges Lisimachio, chef de Cabinet de S.A.S. le Prince et de José Badia, conseiller de Gouvernement pour les Relations extérieures. Au cours du déjeuner donné par le département des Relations extérieures, ont été évoquées les relations diplomatiques, culturelles et économiques que la Principauté pourrait développer avec ces trois pays.

Le 14 mai, S.A.S. le Prince Albert II recevait au Palais princier, Osamu Motojima, directeur général d'ITER et les cinq post-doctorants Sun Hee Kim, Ian Pong, Jing Na, Debasmita Samaddar et Shimpei Futatani. S.E. Michel Roger, ministre d'État, et Marco Picinini, conseiller de Gouvernement pour les Finances et l'économie, assistaient également à cette audience. ITER Organization et la Principauté de Monaco ont conclu le 16 janvier 2008 un accord de partenariat, pour une période de dix ans. Il prévoit le financement de cinq bourses postdoctorales tous les deux ans, ainsi qu'un événement scientifique international. La prochaine édition des Monaco ITER International Fusion Energy Days, MIIFED, se déroulera en décembre 2013 en Principauté. Cet accord permet aussi de former la prochaine génération de scientifiques et d'ingénieurs issus des pays partenaires, Union Européenne, Chine, Japon, Inde, République de Corée, Fédération de Russie et États-Unis ou de la Principauté de Monaco. Mais aussi d'établir les bases d'un Centre international de recherche en fusion nucléaire. Les post-doctorants, bénéficieront d'une formation dans le cadre d'un sujet de recherche lié aux divers domaines associés à la construction et la mise en fonction du futur réacteur de fusion du projet ITER.

Souvenirs napoléoniens pour le Prince

Le 16 mai, S.A.S. le Prince Albert II s'est rendu au Musée national de la Légion d'honneur et des Ordres de chevalerie, sis dans l'ancien hôtel de Salm, dans le 7e arrondissement de Paris, face au musée d'Orsay. On y propose actuellement et jusqu'au 8 juillet prochain, l'exposition "La berline de Napoléon, le mystère du butin de Waterloo". Elle est consacrée aux décorations et aux effets personnels de l'empereur Napoléon Ier saisis par les vainqueurs après la bataille de Waterloo, c'est la première fois qu'on peut les voir à Paris. Le Souverain qui était accompagné de S.E. Sophie Thévenoux, ambassadeur de la Principauté en France et de Laurent Anselmi, secrétaire général de la Chancellerie de l'Ordre de Saint Charles, a reçu les honneurs d'un détachement de la Garde républicaine puis a été accueilli par le général Jean-Louis Georgelin, grand Chancelier de la Légion d'honneur, aux côtés de qui on remarquait le général Jean-François Collot d'Escury, directeur de cabinet et le capitaine Yves Minjollet, administrateur du Musée. Puis le Prince a suivi Anne De Chefdebien, conservateur du Musée pour une visite détaillée de l'exposition au cours de laquelle il n'aura pas manqué de reconnaître quelques pièces prêtées par le Palais princier et plusieurs décorations provenant de la collection du Musée du souvenir napoléonien. Il s'est attardé dans la salle consacrée à la Légion d'honneur où se trouve le collier de Grand Maître que l'on remet à tout nouveau président de la République française, puis dans celle où sont exposés les ordres étrangers. On y voit deux cordons des ordres monégasques de Saint Charles et de Grimaldi. S.A.S. le Prince s'est ensuite rendu dans la salle dédiée aux ordres de l'Ancien Régime dont ont été titrés plusieurs princes de Monaco.
Après la défaite de Waterloo, les deux voitures de l'empereur, le landau en berline et la dormeuse, furent abandonnées aux mains de l'ennemi, Prussiens et Britanniques, à Genappe. La dormeuse prise par le major von Keller, eut plusieurs propriétaires avant d'être exposée en 1842 au musée Tussaud de Londres, où elle brûla dans l'incendie de 1925. Le feld-maréchal Blücher s'empara du landau en berline abandonné par Napoléon qui avait préféré un cheval pour quitter plus rapidement le champ de bataille. En 1973, un de ses descendants, le comte Blücher von Wahlstatt, confia la voiture au musée national de la Malmaison. Des collectionneurs privés se sont eux aussi mobilisés pour cette exposition afin de reconstituer le butin de Waterloo, longtemps dispersé à travers l'Europe. Le Musée historique d'État de Moscou a également été un collaborateur de premier ordre, fournissant au musée de la Légion d'honneur la plupart des décorations françaises et étrangères de Napoléon. Parmi les seize décorations de l'empereur dont certaines étaient dans la berline, figurent la Toison d'or d'Espagne, l'ordre de Saint-André de Russie ou le Grand aigle de la Légion d'honneur.
Les visiteurs peuvent aussi voir des effets personnels de l'empereur, quelques éléments de son grand nécessaire en vermeil ou une de ses chemises. Sans oublier le chapeau que portait Napoléon le jour de la bataille de Waterloo, l'épée qu'il avait sur lui à Austerlitz et une remarquable serrure à 427 combinaisons.
La visite de S.A.S. Albert II s'est terminée par une réception dans les salons de l'ancien Hôtel de Salm. Le Souverain et le Grand Chancelier ont ensuite eu un entretien privé.

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