

David Cameron est en tête des sondages pour devenir le nouveau Premier ministre britannique. Une victoire pourrait ainsi mettre fin à 12 ans de travaillisme. Mais le leader est-il à la hauteur ? Retour sur son parcours
(rédaction internationale)
David Cameron suit ses ancêtres
Né en 1966 à Londres, David Cameron (AFP) grandit dans une famille aisée de sang royal. Il est le digne héritier d'une dynastie de parlementaires. Comme tout bon fils de la noblesse anglaise, David suit des études dans les établissements les plus prestigieux du pays, Eton puis Oxford. Il obtient un diplôme en économie, philosophie et politique. Il mettra vite à profit ces derniers enseignements en intégrant en 1988 les cabinets ministériels conservateurs. Il y gravit rapidement les échelons, notamment en participant au gouvernement John Major.
Il représente un conservatisme moderne
En 2005, David Cameron se présente à la succession de Michael Howard à la tête des conservateurs. Il remporte le scrutin interne en basant sa campagne sur un "conservatisme moderne et compatissant". Alors que ses détracteurs affirment que son discours n'est que du Thatcher bien déguisé, les Britanniques sont rapidement séduits par ce leader jeune et charismatique. Aux élections locales de 2006, le leader des tories permet ainsi à son camp de remporter 40% des voix et regagner celles autrefois grignotées par les travaillistes.
David Cameron est prêt pour le pouvoir
Le prochain défi qu'attend David Cameron est la course au poste de Premier ministre face au travailliste, Gordon Brown. Jeudi 8 octobre, lors de la conférence du parti tory, le leader des conservateurs a défini sa philosophie mais sans faire de grandes annonces. David Cameron a prévenu que les réformes seraient douloureuses. Il a ensuite repris les bonnes vieilles formules de 2005 en prônant un conservatisme "moderne" mais fondé sur les valeurs traditionnelles : famille, travailleurs et entreprises. Il ne souhaite toutefois pas revenir sur les acquis sociaux amenés par les douze ans au pouvoir des travaillistes, notamment le salaire minimum. C'est d'ailleurs peut-être ça la force de David Cameron, favori dans les sondages d'opinion, conforter sa base électorale tout en séduisant les déçus du Labour. Il sera en effet dur pour Gordon Brown de remonter son retard surtout depuis que le scandale des notes de frais des parlementaires refait débat outre-Manche et éclabousse particulièrement son parti.
Les Britanniques mettront fin au suspense en choisissant en juin prochain le nouveau locataire du 10 Downing Street. David Cameron, qui pêche encore par son manque d'expérience gouvernementale, s'est dit en tout cas "prêt pour l'épreuve du pouvoir".
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com) mardi 13 octobre 2009
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Article du Monde, David Cameron promet des réformes douloureuses








































