Édition internationale

QUI A DIT ? "J'ai pété les plombs"

Maxime Brunerie. C'est le premier témoignage de celui qui a tenté de tuer le président Jacques Chirac. Invité hier matin sur Europe 1, un mois et demi après sa sortie de prison, c'est ainsi que Maxime Brunerie justifie son geste, ne pouvant l'expliquer réellement. "J'ai complètement pété les plombs tout simplement. Je ne parlais plus à personne, j'avais tout mis sur le boulot, les études, l'argent, je ne voyais que des contacts professionnels ou dans le cadre de mon travail militant à l'époque, je ne voyais plus mes amis". Le 14 juillet 2002, cet ancien militant de la mouvance nationaliste identitaire avait caché un fusil 22 long rifle dans un étui à guitare puis, dissimulé au milieu des badauds assistant au défilé du 14 juillet, il avait tenté de tuer Jacques Chirac arrivant dans un véhicule militaire découvert. Aussitôt maîtrisé par des badauds, il avait alors tenté, en vain, de retourner l'arme contre lui. Condamné par la cour d'assises de Paris, en décembre 2004, à dix ans de réclusion criminelle pour tentative d'assassinat contre le président de la République, il avait affirmé, à son procès, avoir agi de la sorte suite à un amour déçu avec une militante d'extrême-droite. Agé aujourd'hui de 32 ans, il se confie: "Maintenant, il faut que je vive avec, dans un coin de ma tête, qu'un beau matin j'ai tiré à froid sur quelqu'un que je ne connaissais absolument pas et qui ne s'en est pris ni à moi ni à aucun de mes proches". MM (www.lepetitjournal.com) vendredi 18 septembre 2009

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