

Elle trouve la ville de Buenos Aires «d'une anarchie fascinante» même si parfois elle s'étonne, voire se fâche sur les décisions architecturales qui y sont appliquées. Céline Mignot est diplômée d'architecture de Paris Val de Seine. C'est au cours de sa scolarité qu'elle s'installe une première année en Argentine, dans le cadre d'un échange avec l'Université de Buenos Aires. «Les architectes argentins sont de bons professionnels : les études sont plus techniques mais leur enseignement est moins poussé vers l'urbanisme» explique-t-elle.
Premières expériences à Barcelone
Ce premier voyage à l'étranger en appelle d'autres. Céline démarre sa carrière à Barcelone. Dans une première agence, la jeune diplômée se frotte aux plans et à l'édification de centres commerciaux, boutiques et restaurants d'entreprises. Puis, dans une seconde, elle planifie la construction de succursales de banques et de supermarchés. « C'est dans cette agence que j'ai pu, pour la première fois, exercer ma profession dans sa totalité, en gérant des projets du début à la fin ».
Retour à Buenos Aires en 2004. Sa motivation : la famille, puisque Céline est désormais mariée à un Argentin qui a le spleen du pays. Ils retraversent l'Atlantique et Céline est accueillie par une architecte avec qui elle commence à travailler en association. Au bout d'un an, Céline décide de rentrer dans une grande agence d'architecture portègne. «Cette agence travaille sur des projets comme ceux de Puerto Madero ou les grandes tours de Libertador», explique Céline. La gestion de ces projets de grande ampleur complète l'expérience de la jeune femme, qui a notamment participé au projet de 120.000 m2 de logements à Vicente Lopez.
Vers l'indépendance
Mais Céline se sent étriquée dans le rôle qui lui est assigné : « J'étais « proyectista », c'est-à-dire chargée du projet, plus concrètement des plans de réalisation, je voulais retrouver la maîtrise entière d'un projet ». Céline garde donc, en parallèle, une activité indépendante, toujours en association, pour mener à bien différentes rénovations d'appartements et constructions neuves de logement. Fin 2008, elle quitte définitivement l'agence pour ne se consacrer qu'à ses projets.
L'avantage d'être française ? «La clientèle étrangère, notamment celle qui ne parle pas bien espagnol, a confiance en moi car il n'y a pas la barrière de la langue et donc il n'y a pas de confusion ou encore moins des malentendus. D'ailleurs j'ai déjà accompagné des clients lors de leur achat pour qu'ils aient une première idée des travaux à faire, je sais que cela les rassure ». Son autre atout réside dans la gestion de projet. Pour Céline, un prix est un prix et un délai, un délai. «Je sélectionne mes artisans et je garde ceux de toute confiance». Ses projets préférés sont les rénovations d'anciennes maisons : les « casa chorizo ». «Elles ont été édifiées sur le modèle des maisons pompéiennes par les immigrés Italiens. Elles sont en général en très mauvais état mais on y découvre des tas de choses très intéressantes que j'essaye toujours de réutiliser pour garder le style d'origine».
Elle tente de faire passer ces notions auprès d'étudiants de l'Université de Buenos Aires à qui elle donne des cours deux fois par semaine depuis son arrivée au pays. «J'adore cette expérience d'enseignement et l'échange avec les collègues permet d'actualiser en permanence mes connaissances».
Communiqué (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mardi 17 mars 2009
Céline Mignot
Arquitecta
3979-2495 / 15-3599-1887
Fraga 626 ? 2º / Buenos Aires
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