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PORTRAIT – Rapytha, « avancer sans se retourner »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lepetitjournal.com présente aujourd'hui le portrait de Rapytha Bonamy, 47 ans, Directrice Générale de la société de restauration collective Hagar Catering pour laquelle elle s'implique corps et âme depuis 6 ans. D'origine franco-khmère, née à Phnom Penh, elle a quitté le Cambodge pour la France en 1975 avant d'y retourner avec mari et enfants en 2005. Rapytha souhaite voir son pays natal continuer à se développer et y participe activement.

Quelques mots sur la compagnie Hagar dont vous êtes la Directrice Générale ?

Hagar Catering est une société de restauration collective qui travaille avec les écoles internationales, les entreprises, les usines, et qui fournit environ 20000 repas par jour. Hagar Catering remplit deux objectifs complémentaires. D'abord offrir un travail à des femmes issues de milieux défavorisés, dans un domaine qui leur est familier, afin de leur permettre de subvenir dignement aux besoins de leur famille. Ensuite de promouvoir l'accès à un repas gratuit et équilibré aux ouvrières du secteur textile. La promotion interne est aussi très importante au sein de notre entreprise. Les femmes sont souvent moins diplômées que les hommes car elles ont renoncé ou arrêté plus tôt leurs études. Nous mettons tout en ?uvre pour gommer cette inégalité et offrir des perspectives aux femmes que nous employons.

Avez-vous d'autres projets professionnels et personnels?

« Je veux encore porter le projet de Hagar. La mission est noble et le travail passionnant. Je n'ai, en tout cas à ce jour, pas d'autre projet professionnel. Si je devais en avoir un, il serait à coup sûr mené au Cambodge, car je veux encore, avec mes moyens, contribuer au développement de ce pays. Quant à mes projets personnels, ils consistent surtout à accompagner ceux de mes grands enfants, qui s'approchent tous les deux de la vie professionnelle ».

Avez-vous des passions, des envies en tant que femme?

« Des passions, je ne sais pas. Mais un grand intérêt pour les livres et les voyages. Parfois le temps me manque pour cela, mais je m'attache à ne jamais les délaisser, ils participent à mon équilibre ».

Quel est votre leitmotiv ou devise dans la vie?

« Avancer, sans se retourner. Mon histoire personnelle y est sûrement pour quelque chose, mais aujourd'hui encore j'applique ce principe de ne pas trop regarder en arrière, ce dans de nombreux domaines. C'est mon moteur je crois ».

Quelle est, pour vous, la place des femmes dans la communauté business. Est-ce qu'être une femme peut-être un atout, un désavantage?

« En toute objectivité, être une femme n'est en soi ni un avantage ni un atout dans le monde du business. Cela confère quelques qualités qui peuvent l'aider à réussir mais, après de nombreuses années passées à le fréquenter, je crois être en mesure de dire que le milieu des affaires du Cambodge ne laisse pas encore toutes les chances ni toute la place qu'il devrait aux femmes qui le composent. Mais c'est un challenge à relever ! Ici comme ailleurs, les femmes doivent un peu plus lutter pour réussir, c'est aussi ce qui fait leur force ».

Rapytha, un petit mot pour les lecteurs et lectrices de lepetitjournal.com?

« Je trouve que sa reprise est une bonne nouvelle pour la communauté française établie au Cambodge. J'espère qu'il fera la part belle aux femmes au-delà de cette semaine. Longue vie au Petit Journal, en tout cas ! »

 

Leïla Pelletier (www.lepetitjournal.com/cambodge) jeudi 9 mars 2017

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