

A 33 ans, Fabien Pelous est toujours aussi bondissant ! (Photo AFP)
Fabien Pelous aime-t-il les symboles ? Auteur d'un essai lors de sa première sélection contre la Roumanie en octobre 1995 (victoire des Bleus 52 à 8), il a récidivé au mois d'août à Twickenham, alors qu'il portait le maillot de l'équipe de France pour la 111e fois. Une semaine plus tard à Marseille, il ?dépassait?, et non ?battait? comme il le dit joliment, le record mythique de Philippe Sella.
Homme de terroir, le géant ariègeois (1,98 m pour 112 kilos) aime se ressourcer chez ses parents, agriculteurs à Saverdun. Là où Pelous, le discret, a signé sa première licence en cadets. Vite repéré, il part pour le sport-études de Toulouse qui le prépare à ses études futures de kinésithérapeute. Mais le ?pélican?, comme il est surnommé, ne signe pas au Stade Toulousain. A Graulhet, puis à Dax, son talent de deuxième ligne ?emboutisseur? se révèle pour se confirmer en 1997, lorsqu'il s'engage enfin dans le club-phare du rugby français.
Fabien Pelous a glané tous les trophées avec Toulouse : deux titres de champions de France (1999, 2001), deux coupes d'Europe (2003, 2005), une coupe de France (1998), qui côtoient dans son armoire aux trophées, deux titres de l'oscar Midi Olympique de meilleur joueur du championnat de France décerné par le journal rugbystique.
Retour en grâce
Son palmarès en Bleu est aussi éloquent. Capitaine, avant de céder le brassard à Raphaël Ibanez, avec qui il fût champion du monde juniors en 1993, il remporte six fois le Tournoi des 6 nations dont 4 Grand Chelem ! Pelous s'apprête à disputer sa troisième Coupe du monde, après avoir déjà flirté avec la coupe Webb-Ellis en finale en 1999 à Cardiff (défaite contre les All-Blacks).
Menacé à son poste de deuxième ligne à la suite des deux mauvais matches des Bleus contre les All Blacks, l'automne dernier, "Fab"s'est refait une santé physique et morale durant l'hiver. Privé du dernier tournoi en raison d'une blessure au mollet, le numéro 4 de l'équipe de France a fini la saison en trombe avec le Stade Toulousain, battu en demi-finale du Top 14 par Clermont. Revenu dans les petits papiers du comité de sélection au bon moment, Pelous a arraché, pour le Mondial en France, un billet qu'il entend valider en première classe.
Arnaud BRELY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 5 septembre 2007




































