Édition internationale

POLICE – Syndicats et gouvernement ont négocié jusqu'à la dernière heure

Après plusieurs mois de négociations sur le temps de travail et de repos des policiers, le syndicat de la police norvégienne et le gouvernement n'étaient pas parvenus hier en début de soirée à trouver les termes d'un accord. A défaut, les nouvelles mesures gouvernementales devraient s'appliquer en l'état dès aujourd'hui

Le ministre de la justice, Knut Storberget, lors d'une patrouille avec les forces de police (photo : Justisdepartementet)

Sur la table des négociations figurait le texte des nouvelles dispositions prévues par le gouvernement pour gérer le temps de travail et de repos des forces de police. Il précisait notamment les conditions d'exercice du métier de policier faisant exception au code du travail norvégien. Le texte visait à remplacer l'accord précédemment en vigueur et arrivé à échéance aujourd'hui. Après plusieurs mois de discussions, le ministère de la justice, la direction de la police et les syndicats n'étaient toujours pas parvenus hier à 20h00 à se mettre d'accord. Les échanges devaient se poursuivre jusque vers minuit. En cas d'impasse, la proposition gouvernementale devrait s'appliquer dès aujourd'hui.

Le syndicat de police Politiets Fellesforbund conteste la gestion des temps de repos

Parmi les éléments soumis aux syndicats, l'on trouvait en particulier les dispositions relatives au temps de repos minimum entre deux missions ou périodes de travail ainsi que les modalités de financement des heures supplémentaires. Une enveloppe de 328 millions de couronnes était ainsi prévue pour le paiement d'une heure de travail supplémentaire par semaine et le versement d'une prime couvrant les mises à disposition au delà des temps de repos prévus par le code du travail.
Le syndicat Politiets Fellesforbund fondait son rejet de la proposition gouvernementale sur la trop grande importance des écarts entre ce texte et le code du travail. Il soulignait en outre la difficile situation en termes d'effectifs et souhaitait pour y faire face la mise en place de deux heures et demie de travail supplémentaires hebdomadaires et un niveau de rémunération supérieur à celui proposé.
Knut Storberget, le ministre de la justice, estimait ces revendications trop importantes.
Alors que vendredi le syndicat avait annoncé étudier les recours potentiels en cas d'application du texte par ordonnance dont une action en justice contre l'Etat, l'optimisme semblait de mise hier en fin de soirée quant à l'obtention finale d'un accord, aucune des parties en présence ne souhaitant vraiment voir se prolonger ce dossier.

Thierry GUENIN (www.lepetitjournal.com Oslo) mercredi 1er juillet 2009 – Actualités Norvège

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