Mercredi 22 septembre 2021
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Élise Léger, tête de liste « Solidarité des Français en Australie »

Par Quitterie Puel | Publié le 06/05/2021 à 22:00 | Mis à jour le 11/05/2021 à 09:12
Elise Léger, tête de liste « Solidarité des Français en Australie »

Dans le cadre des élections consulaires qui arrivent le 30 mai nous avons rencontré Elise Léger, tête de liste du parti "Solidarité des Français en Australie". 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Elise Léger, j’ai 32 ans. Je suis arrivée en Australie il y a six ans et depuis, je suis mariée avec un australien que j’ai rencontré ici. Je suis venue ici pour faire des études complémentaires pour améliorer mon anglais académique. Je fais actuellement un doctorat et je suis aussi professeur de français à l’Alliance Française de Sydney

Comment est venu le désir de vous investir en politique ? Avez-vous eu eu d’autres expériences politiques avant celle-ci ?

C’est ma première expérience politique. C’est quelque chose d’un peu nouveau pour moi. J’ai toujours regardé la politique de loin même si c’est un domaine qui m’a toujours intéressé. J’ai décidé de prendre part à l’aventure de « conseiller des Français de l’étranger » car j’apprécie la politique et notamment quand elle s’effectue au niveau local. Cela permet d’être proche des gens et de comprendre leur préoccupation. L’année dernière, je faisais déjà partie d’une liste mais je n’étais pas la tête de liste. Les choses ont changé suite à la création de notre initiative « Solidarité Français en Australie » au moment de la crise du Covid-19. Nous étions une vingtaine de bénévoles répartie sur le territoire australien pour aider les Français à faire face à la crise. J’ai apprécié me mettre au service de la communauté même si c’était très exigeant en termes de travail.

C’était très enrichissant de me mettre à l’écoute des citoyens, de tenter de comprendre leurs problèmes et leurs préoccupations. La plupart des gens se sont retrouvés dans des situations extrêmement complexes (billets annulés, perte d’argent colossale…). Bien évidemment, je n’ai pas pu répondre à toutes les problématiques mais j’ai fait remonter les noms des personnes les plus affectées aux instances consulaires. Ça a été une expérience très enrichissante pour moi, je me suis formée sur le terrain. Ce n’était pas mon objectif de devenir tête de liste mais Marie Gittard qui occupait jusque-là cette fonction) a décidé de se retirer pour des raisons personnelles et c’est mon nom qui a été retenu. 

Pouvez-vous revenir sur le rôle des listes ? Et le rôle de chacun au sein des listes ?

Il y a ratio qui est décidé par l’État d’un nombre d’élus dans chaque pays pour qu’il y ait une représentativité juste des Français. En Australie nous avons cinq élus ainsi qu’un délégué, qui a pour rôle d’équilibrer. Les conseillers des Français de l’étranger votent pour les élections sénatoriales, donc les sénateurs des Français de l’étranger qui sont au nombre de douze et renouvelés tous les trois ans. Ce délégué n’a aucune autre fonction dans la communauté si ce n’est de voter pour les élections sénatoriales. Les délégués sont affectés à des listes car les élections consulaires sont des élections proportionnelles, c’est un moyen de rééquilibrer les résultats. De manière générale, la liste qui a obtenu le plus de votes aura le délégué. Donc dans cette optique, on a 11 candidats sur une liste car il y a 5 élus, il faut ensuite un remplaçant pour chaque candidat et un délégué ce qui fait donc 11.

Comment vous êtes-vous organisés pour faire face à la crise du Covid-19 ?

La liste initiale était faite de telle sorte que nous avions des représentants dans chaque État. Chaque représentant s’est donc naturellement occupé de l’État dans lequel il était.  Nous avons créé des groupes Facebook WhatsApp qui regroupaient tous les Français affectés par la crise du Covid-19. Christine gérait le WA, Alain et Cindy le Queensland, Cédric et Maud le Victoria, Clément (un volontaire qui n’est pas sur la liste) s’est occupé du Northern Territory, et moi je me suis occupée du New South Wales et de la coordination nationale. Une dizaine d’autres bénévoles nous ont rejoint, réparti dans chaque état. Marie Gittard et son mari Denis se sont concentrés sur l’organisation des vols de rapatriements vers la Nouvelle Calédonie en travaillant avec les autorités compétentes.

Comment décririez-vous le rôle de « conseiller des Français de l’étranger » ? 

Pour moi c’est avant tout un rôle de relais. Le conseiller est un élu local, de terrain, et dans le cas de l’Australie, d’un grand terrain.  Il est secondé par tout un groupe de personnes, engagées pour son mandat, qui relaient les informations de chaque État.

L’objectif du conseiller des Français de l’étranger est de comprendre les besoins de la communauté française, de relayer les informations importantes qui viennent du consulat, de l’ambassade et des parlementaires mais aussi de faire le lien dans l’autre sens, de faire remonter les infos essentielles à ces partenaires. Il se situe dans cet entre-deux. Pour les Français, c’est parfois plus simple de s’adresser à leur élu local qui pourra ensuite relayer ces informations.

Comment s’instaure cette proximité avec la communauté française ?

Via les réseaux sociaux, les associations mais aussi sur le terrain.  En ce moment par exemple, je fais un tour d’Australie, je suis à Perth, j’irai ensuite à Brisbane et à Melbourne et à Sydney. Nous allons organiser des pique-niques pour rencontrer les Français de chaque État. Chaque mois, nous organisons aussi des rencontres avec des députés et des ministres afin que les Français puissent poser leurs questions.

Que pouvez-vous nous dire sur votre liste « Solidarité des Français en Australie » ?

Notre liste a deux objectifs bien précis : être à l’écoute des gens et faire remonter les problèmes pour trouver des solutions. Nous souhaitons aussi faciliter les démarches administratives, notamment pour les retraités et continuer à comprendre les préoccupations autour de l’enseignement français. Christine Caseris par exemple est très impliquée dans le projet d’une école française à Perth, avec un programme australien bilingue. La moitié des cours est donnée en anglais et l’autre moitié en français. Les Français inscrits sur les listes électorales recevront très prochainement notre programme qui sera aussi visible via le lien suivant

 

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Quitterie Puel

Après avoir effectué un master en management de projets culturels à Sciences Po, j’ai décidé de m’expatrier pour trois ans à Perth. J’aime écrire sur des sujets de société, dénicher des bonnes adresses et découvrir des lieux insolites.
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