

Une très sérieuse enquête Ifop s'est penchée sur la vie sexuelle des Parisiens. Réalisée sur près de 2000 Parisiens, l'étude révèle quelques faits attendus, l'homosexualité est notamment plus courante dans la capitale qu'en Province. Si la tradition parisienne du libertinage amoureux est confirmée, on apprend aussi que Paris compte bien plus de célibataires que la moyenne nationale. Alors, Paris ville de la débauche ou ville de la solitude ?
(Rock Hudson and Julie Andrews in Darling Lili, 1968)
Qu'ils arpentent les rues sombres de Pigalle ou les grandes avenues dégagées du XVIème arrondissement, les hommes parisiens sont plus enclin aux expériences bisexuelles (27%) que leurs compatriotes (17%). Les Parisiens et Parisiennes sont aussi trois fois plus nombreux (15%) que la moyenne des Français (5%) à s'être adonnés à l'échangisme.
La fidélité n'est semble-t'il pas une qualité des Parisiens. Plus de la moitié d'entre eux (58%) ont déjà trompé leur compagnon alors que c'est le cas pour "seulement" 48% des habitants de la Province, les résultats fournis ne précisent cependant pas la définition de l'infidélité donnée aux sondés. Les coups d'un soir, traduits prudemment en one night stand par Ifop, sont aussi monnaie courante dans la ville Lumière puisque les deux tiers des hommes (66%) et la moitié des femmes (50%) ont déjà eu un rapport sans lendemain.
Corollaire de cette vie sentimentale débridée, le taux de célibat est nettement plus élevé chez les Parisiens (43%) que chez les provinciaux (33%).
Plus éloquent qu'une enquête Ifop, Guy Debord nous parle de ce que fut la vie parisienne dans son film In Girum (1978) :
« C'était à Paris, une ville qui était alors si belle que bien des gens ont préféré y être pauvres, plutôt que riches n'importe où ailleurs.
Qui pourrait, à présent qu'il n'en reste rien, comprendre cela ; hormis ceux qui se souviennent de cette gloire ? Qui d'autre pourrait savoir les fatigues et les plaisirs que nous avons connus dans ces lieux où tout est devenu si mauvais ?
[?]
Paris alors, dans la limite de ses vingt arrondissements, ne dormait jamais tout entier, et permettait à la débauche de changer trois fois de quartier dans chaque nuit. On n'en avait pas encore chassé et dispersé les habitants. Il y restait un peuple, qui avait dix fois barricadé ses rues et mis en fuite ses rois. C'était un peuple qui ne se payait pas d'images. »
Robin Marteau (www.lepetitjournal.com) jeudi 5 janvier 2017




































