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Quand nos lecteurs publient leurs messages d’amour dans nos colonnes

Par Rachel Scharly | Publié le 14/02/2019 à 05:00 | Mis à jour le 14/02/2019 à 21:42
Photo : #LoveWall par l’artiste JGoldcrow
Saint-Valentin New York

En cette journée de Saint-Valentin, nous sommes heureux de publier les messages de nos lectrices et de nos lecteurs. Nous les remercions pour leur confiance et pour la beauté de leurs textes, lesquels toucheront, à n’en pas douter, leurs heureux destinataires.

Certains ont décidé de publier leur message accompagné de leur nom ainsi que de celui du ou de la destinataire, d’autres ont préféré coder leur identité tandis que d’autres encore ont choisi l’anonymat. Nous sommes persuadés que toutes et tous se reconnaîtront.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous, une très belle Saint-Valentin !

 

De Antonio AL à KER

 

« Tu es un ange dans ce monde et quand je te regarde et t'écoute, je me sens dans l'immensité du ciel »

 

De Pierre à mon Alter ego

« Dans mon coeur rien ne change, tu es toujours là mon ange »

 

De S à L

« Je t’aime, le matin, je t’aime à midi, je t’aime le soir, je t’aime la nuit, je t’aimais hier, je t’aime aujourd’hui, je t’aimerai demain »

 

De Carla à Jim

« You are my sunshine and you are my love »

 

De Mag à François

« Quand je regarde il y a 25 ans en arrière, je réalise que mon amour pour toi n’a pas changé, même si tu m’énerves souvent, je t’aime comme avant »

 

De Lisa à Stéphane 

 

« Mon Tichou,

Voilà 20 ans que nous partageons nos vies, 20 ans à avancer tous les deux,

A rire, à crier, à danser, à pleurer aussi.

Il n’existe pas, je pense, de définition universelle de l’amour. Je sais

Simplement ce que signifie «  t’aimer toi »

Notre amour est à notre image : excessif, ombrageux, drôle et fort.

Bonne saint Valentin !

Lisa »

 

De Bertrand à Odile

 

« POUSSIN Just Forever »

 

D’Isa à Claude

 

« Parce qu’il est des rencontres qui vous font chavirer…au détour d’un regard ou d’un simple escalier,

Sans fards ni tocsins, la tempête est entrée 

Dans mon cœur, dans mon âme

Quand je ne croyais plus

Ni en moi ni en l’homme

D’un pas tranquille et assuré, tu es venu.

Nous n’aurions jamais dû nous croiser et pourtant nous nous sommes trouvés.

Parce que ni les épreuves, ni les vipères n’ont pu nous affaiblir,

Parce que tu as su m’aimer, le prouver et le dire

Parce que j’ai pu quitter mon armure de paille

Et enfin vivre sans peur de dévoiler mes failles

De moi tu as fait une femme aimée et une mère comblée

Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir, ce que je veux c’est vivre chaque instant

Maintenant !

Je veux être à tes côtés, pour le bon comme le mauvais

Aucun mot ne pourra vraiment exprimer ce que je ressens pour toi 

Mais peut-être que dans mes yeux tu le lis déjà… »

 

De Dominique à Lucile

 

Dès le premier jour de notre rencontre je savais que tu étais celle qui me rendra heureux, tout au long de ma vie. Nous avons eu des joies, des pleurs mais je me réjouis des années qui viennent, à tes cotés. Encore tellement de choses a faire, ensemble. Je t’aime mon amour…"

 

De A à P

 

« 3 words... I Love You »

 

De Daniel à Sam

 

« En français on dit je t’aime, et je t’aime »

 

De P à Blanchette

 

 « Que serait la vie sans toi, sinon quelque chose de fade et de triste ? »

 

De Arturo à Beauty

 

« Tu es ma beauté, pour toujours. Tu es dans mon coeur, pour toujours. Te quiero pour toujours ! »

 

De ta douce à mon amour

 

« Il y a quelques jours, tu m’as dit « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ». Et c’est vrai... Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu envie que tu relises cette lettre que Frida Kahlo avait adressée à Diego Rivera. Oh je n’aurais jamais été capable d’écrire un texte pareil, mais en fait, je ressens la même chose qu’elle... Je voulais te le dire...

Bonne lecture mon amour, et belle Saint-Valentin !

(même si je sais que tu n’as pas le temps de lire ❤️)

 

Ma nuit est comme un grand cœur qui bat.

Il est trois heures trente du matin.

Ma nuit est sans lune.

Ma nuit a de grands yeux qui regardent fixement une lumière grise filtrer par les fenêtres.

Ma nuit pleure et l’oreiller devient humide et froid.

Ma nuit est longue et longue et longue et semble toujours s’étirer vers une fin incertaine.

Ma nuit me précipite dans ton absence.

Je te cherche, je cherche ton corps immense à côté de moi, ton souffle, ton odeur.

Ma nuit me répond : vide ; ma nuit me donne froid et solitude.

Je cherche un point de contact : ta peau. Où es-tu ? Où es-tu ?

Je me tourne dans tous les sens, l’oreiller humide, ma joue s’y colle, mes cheveux mouillés contre mes tempes.

Ce n’est pas possible que tu ne sois pas là.

Ma tête erre, mes pensées vont, viennent et s’écrasent, mon corps ne peut pas comprendre.

Mon corps te voudrait.

Mon corps, cet aléa mutilé, voudrait un moment s’oublier dans ta chaleur, mon corps appelle quelques heures de sérénité.

Ma nuit est un cœur en serpillière.

Ma nuit sait que j’aimerais te regarder, chaque courbe de ton corps, reconnaître ton visage et le caresser.

Ma nuit m’étouffe du manque de toi.

Ma nuit palpite d’amour, celui que j’essaie d’endiguer mais qui palpite dans la pénombre, dans chacune de mes fibres.

Ma nuit voudrait bien t’appeler mais elle n’a pas de voix.

Elle voudrait t’appeler pourtant et te trouver et se serrer contre toi un moment et oublier ce temps qui massacre.

Mon corps ne peut pas comprendre.

Il a autant besoin de toi que moi, peut-être qu’après tout lui et moi ne formons qu’un.

Mon corps a besoin de toi, souvent tu m’as presque guérie.

Ma nuit se creuse jusqu’à ne plus sentir la chair et le sentiment devient plus fort, plus aigu, dénué de la substance matérielle.

Ma nuit me brûle d’amour.

Il est quatre heures du matin.

Ma nuit m’épuise.

Elle sait bien que tu me manques et toute son obscurité ne suffit pas pour cacher cette évidence.

Cette évidence brille comme une lame dans le noir.

Ma nuit voudrait avoir des ailes qui voleraient jusqu’à toi, t’envelopperaient dans ton sommeil et te ramèneraient à moi.

Dans ton sommeil, tu me sentirais près de toi et tes bras m’enlaceraient sans que tu te réveilles.

Ma nuit ne porte pas conseil.

Ma nuit pense à toi, rêve éveillé.

Ma nuit s’attriste et s’égare.

Ma nuit accentue ma solitude, toutes mes solitudes.

Son silence n’entend que mes voix intérieures.

Ma nuit est longue et longue et longue.

Ma nuit aurait peur que le jour n’apparaisse jamais plus mais à la fois ma nuit craint son apparition, parce que le jour est un jour artificiel où chaque heure compte double et sans toi n’est plus vraiment vécue.

Ma nuit se demande si mon jour ne ressemble pas à ma nuit. Ce qui expliquerait pourquoi je redoute le jour aussi.

Ma nuit a envie de m’habiller et de me pousser dehors pour aller cherche mon homme.

Mais ma nuit sait que ce que l’on nomme folie, de tout ordre, sème-désordre, est interdit.

Ma nuit se demande ce qui n’est pas interdit.

Il n’est pas interdit de faire corps avec elle, ça, elle le sait. Mais elle s’offusque de voir une chair faire corps avec elle au fil de la désespérance. Une chair n’est pas faite pour épouser le néant.

Ma nuit t’aime de toute sa profondeur, et de ma profondeur elle résonne aussi.

Ma nuit se nourrit d’échos imaginaires. Elle, elle le peut. Moi. j’échoue.

Ma nuit m’observe. Son regard est lisse et se coule dans chaque chose.

Ma nuit voudrait que tu sois là pour se couler en toi aussi avec tendresse.

Ma nuit t’espère. Mon corps t’attend.

Ma nuit voudrait que tu reposes au creux de mon épaule et que je me repose au creux de la tienne.

Ma nuit voudrait être voyeur de ta jouissance et de la mienne, te voir et me voir trembler de plaisir.

Ma nuit voudrait voir nos regards et avoir nos regards chargés de désir.

Ma nuit voudrait tenir entre ses mains chaque spasme.

Ma nuit se ferait douce.

Ma nuit gémit en silence sa solitude au souvenir de toi.

Ma nuit est linge et longue et longue.

Elle perd la tête mais ne peut éloigner ton image de moi, ne peut engloutir mon désir.

Elle se meurt de ne pas te savoir là et me tue.

Ma nuit te cherche sans cesse.

Mon corps ne parvient pas à concevoir que quelques rues ou une quelconque géographie nous séparent.

Mon corps devient flou de douleur de ne pouvoir reconnaître au milieu de ma nuit ta silhouette ou ton ombre.

Mon corps voudrait t’embrasser dans ton sommeil.

Mon corps voudrait en pleine nuit dormir et dans ces ténèbres être réveillé parce que tu l’embrasserais.

Ma nuit ne connaît pas de rêve pus beau que celui-là.

Ma nuit hurle et déchire ses voiles, ma nuit se cogne à son propre silence, mais ton corps reste introuvable. Tu me manques tant. Et tes mots. Et ta couleur.

Le jour va bientôt se lever.

 

 

 

Rachel Scharly

Rachel Scharly

Expatriée à New York depuis 2012, Rachel Scharly est la Rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal
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