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Le champagne, le roi de la fête

Par Rachel Scharly | Publié le 31/12/2018 à 17:07 | Mis à jour le 31/12/2018 à 17:07
Photo : Source Unsplash
Le champagne aux USA

Aucune fête sans ce nectar bien Français. Et si on le déguste dans l’Hexagone, il est aussi très prisé dans de nombreux pays. Les Etats-Unis de dérogent pas à cette règle, à tel point que les Américains aussi sont de devenus fabriquants de champagne, du moins de sparkling wine. Mais pourquoi associe-t-on les bulles à la fête ?

À l'origine, la Champagne était plus connue pour son commerce de laine que pour ses vins. Son terroir n'était pas considéré comme adapté à la production de bons vins. La production était souvent offerte comme cadeau aux acheteurs de laine. Ce sont les moines bénédictins qui ont commencé à améliorer la qualité des vins régionaux pour les vendre. Ils avaient, en effet, besoin de fonds pour leurs monastères. Mais, contrairement à ce que l'on prétend souvent, ils n'ont pas « inventé » le champagne. Ce n'est que bien plus tard que Pierre Dom Pérignon (1635–1713), qui dirigeait un monastère à Reims, fut inscrit dans le mythe de l'origine. Et c’est à lui que l’on doit la paternité du champagne que nous dégustons bien volontiers aujourd’hui.

Le champagne est depuis fort longtemps associé à l'opulence. Le fait que le champagne soit singulièrement identifié et commercialisé comme un produit de luxe peut être attribué à un heureux hasard. Il remonte aussi loin que l'année 496 après J.-C., quand le roi des Francs, Clovis, fut baptisé chrétien à Reims, berceau du champagne. Dès lors, la tradition voulut que les rois français se fassent couronner dans la ville. Par la suite, chaque couronnement donna lieu à de somptueux festins au cours desquels les invités s'enivraient du vin local, le champagne. Cette tradition marque l'origine du champagne comme boisson de fête, dégustée principalement par une minorité de privilégiés. Tendance qui prévaut toujours, même si le champagne est aujourd’hui désacralisé. Mais selon la classe sociale à laquelle nous appartenons, nous consommons le champagne différemment. Les populations les plus aisées le consomment volontiers à l’apéritif tandis que les populations les moins aisées, le consomment en fin de repas, et bien évidemment, moins souvent. Mais pour tous, il reste un marqueur festif.

Aux Etats-Unis, l’engouement pour le champagne est encore à ses débuts. Il y a seulement 20 ans, peu d’Américains s’intéressaient à la gastronomie. Mais la tendance s’est inversée aujourd’hui, et si les Américians s’intéressent davantage à la gastronomie, ils s’intéressent, par conséquences, davantage au vin et par extension, au champagne. Et les grandes maisons de champagne saisissent bien volontiers le créneau pour familiariser la population américaine à nos bulles bien françaises. 

Parmi le top 20 des maisons de champagne à se partager ce marché, on retrouve les duettistes de LVMH, Veuve Clicquot et Moët & Chandon, suivis de Perrier-Jouet, Nicolas Feuillatte (une marque dont la croissance est continue sur le continent américain), Dom Perigon, Piper-Heidesieck, Pommery, Taittinger, Laurent-Perrier, mais aussi Bollinger, Mumm, Ruinart, Krug ou encore Deutz.

Et certaines de ces maisons, qui ont réussi le pari de conquérir le marché Nord-américain, essaient désormais de désolidariser le tendem «champagne/célébration» pour faire de ce vin fin, un breuvage qui se déguste lors de diverses occassions. C’est ainsi que les plus grandes maisons, Veuve-Cliquot et Moët & Chandon en tête, organisent nombre d’évènements comme des pique-niques chics ou des parties de polo afin de véhiculer un aspect moins formel de notre champagne national.

Ainsi, les ventes de champagne augment, depuis quelques années, à New York, Chicago, Miami ou encore Los Angeles. Et quel que soit le sexe ou l’âge de ces citadins, principalement, tout le monde tombe sous le charme de nos précieuses bulles.

Rachel Scharly

Rachel Scharly

Expatriée à New York depuis 2012, Rachel Scharly est la Rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal
1 Commentaire (s)Réagir
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Yvan mar 01/01/2019 - 11:58

Mon verre est vide....

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