

Alors que le spectre d'une annulation de la saison pesait sur la NBA, joueurs et propriétaires ont finalement trouvé un accord de principe pour mettre fin à la grève générale. Il est désormais temps pour les basketteurs tricolores exilés en France de repartir outre-Atlantique
Photo AFP
On n'osait plus croire à un tel dénouement, notamment après la décision de certains joueurs d'attaquer la NBA en justice. Et pourtant, au 149ème jour de grève générale, le samedi 26 novembre, une énième réunion de plus de quinze heures entre représentants de joueurs et patrons de franchise a donné lieu à un accord de principe. La saison, raccourcie de 82 à 66 rencontres, pourrait reprendre dès Noël.
Selon le New York Times, la décision porterait essentiellement sur une répartition à 50-50 des revenus annuels de la NBA. Pas encore officialisé, il faudra un vote des joueurs et des propriétaires dans les prochains jours pour ratifier l'accord. La nouvelle convention collective de travail ainsi mise en place sera effective pour 10 ans.
Le calendrier prévisionnel de la future saison a, dans la foulée, été dévoilé. Le lancement de la saison régulière aura lieu le 25 décembre avec les chocs entre Dallas et Miami, New York et Boston, Los Angeles Lakers et Chicago. Cette phase se terminera le 26 avril, avant le début des play-offs le 28 avril, et une finale se terminant le 26 juin. Chaque équipe disputera 48 matches contre des formations de sa Conférence, puis 18 contre celles de l'autre Conférence. Les camps d'entraînement devraient débuter dès le 9 décembre.
Au revoir Parker & co
« Je ne pensais vraiment pas qu'on allait recommencer », a déclaré le meneur de jeu des San Antonio Spurs Tony Parker. Exilé à l'ASVEL pendant le lock-out, le Français a été surpris de l'annonce : « Je me voyais au All Star Game à Bercy. Ça fait bizarre : j'avais déjà des plans pour Noël, j'étais en France et on coupait la dinde à Lyon ». Ce week-end, les stars françaises de NBA ont donc joué leur dernier match avec leur équipe de substitution, à l'image de Tony Parker et Ronny Turiaf, victorieux à Strasbourg avec l'ASVEL. Les Tricolores rentrent aux USA, laissant le championnat français orphelin. Les Pro A et B devront désormais se passer des Parker, Batum, Turiaf, Diaw et autre Mahinmi.
Après la médaille d'argent des Bleus à l'Euro, le lock-out et l'arrivée des champions français avaient mis en lumière le basket en France : des salles combles, une ultra-médiatisation.« Tout le monde, Nico (Batum), Bobo (Diaw), Ian (Mahinmi), a essayé de donner au basket français et de faire "kiffer" les gens pendant un mois et demi », assure TP. Ils ont réussi?
Florence Mazet (www.lepetitjournal.com) mercredi 30 novembre 2011


































