Édition internationale

Un Brin de Court cherche des partenaires dans toute la Francophonie

Du 14 au 22 novembre 2026, le festival de très courts métrages Un Brin de Court, organisé à Vichy en France, veut faire voter des publics dans toute la Francophonie. Les structures souhaitant organiser une projection entre le 14 et le 21 novembre ont jusqu’au 23 octobre pour devenir partenaires d’un soir.

Un Brin de Court veut faire voyager ses très courts métrages dans toute la Francophonie en s’appuyant sur des partenaires locaux et leurs publics.Un Brin de Court veut faire voyager ses très courts métrages dans toute la Francophonie en s’appuyant sur des partenaires locaux et leurs publics.
Un Brin de Court veut faire voyager ses très courts métrages dans toute la Francophonie en s’appuyant sur des partenaires locaux et leurs publics. Illustration LPJ IA inspirée de l'affiche originale du festival
Écrit par Bertrand de Petigny
Publié le 17 août 2026

 

 

Et si, pendant quelques jours, le jury d’un festival organisé au cœur de la France se trouvait aussi à Montréal, Edmonton, Halifax, Dakar, Bruxelles, Cotonou, Phnom Penh ou ailleurs dans la Francophonie ? Pour sa deuxième édition, le Festival international de très courts métrages Un Brin de Court veut franchir les frontières en associant directement des publics francophones du monde entier à son palmarès.

Le festival est né à Vichy, ville d’Auvergne située dans le centre de la France, à environ 350 kilomètres au sud de Paris. Elle se trouve dans le département de l’Allier, territoire largement rural dont Vichy est l’une des principales villes. C’est là, à Vichy et dans plusieurs communes environnantes, que se déroulera cette deuxième édition du 14 au 22 novembre 2026.

Un Brin de Court est organisé par le Club Audiovisuel de Vichy en partenariat avec le Théâtre du Backstep de Vichy, Francophonie en Auvergne Bourbonnais et le think tank international I-Dialogos.

Cette année, le festival veut faire voyager ses films bien au-delà de son territoire d’origine. Deux de ses récompenses, le Prix du Meilleur Film Francophone et le Prix du Meilleur Film Étranger, ont vocation à se jouer dans différents pays de la Francophonie.

 

Vingt films, une heure et un vote

Écoles, institutions, centres culturels, cinémas, associations et autres structures de l’espace francophone sont invités à devenir partenaires du festival. Le principe est volontairement simple afin de pouvoir être reproduit dans des contextes très différents.

Chaque partenaire recevra une sélection de 10 films de fiction francophones et 10 films étrangers, tous d’une durée maximale de trois minutes. Les œuvres tournées dans une autre langue seront sous-titrées en français. La projection de l’ensemble ne dépassera pas une heure.

Entre le 14 et le 21 novembre, chaque organisme pourra organiser sa séance à la date et à l’heure de son choix. À l’issue de la projection, les spectateurs voteront pour leur film préféré dans chacune des deux catégories. Les résultats devront parvenir aux organisateurs au plus tard le 21 novembre. Les bulletins de vote et les affiches-programmes seront fournis après validation de l’inscription.

La projection peut rester un simple rendez-vous cinématographique ou devenir le point de départ d’une manifestation plus large. Les organisateurs proposent ainsi aux partenaires qui le souhaitent d’y associer ateliers, rencontres, débats ou activités autour de l’éducation à l’image.

 

Transformer la Francophonie en salle de cinéma

L’idée dépasse la simple diffusion de films à l’étranger. En confiant une partie de son palmarès aux spectateurs réunis dans différents territoires, Un Brin de Court cherche à constituer, le temps du festival, une sorte de jury international réparti dans l’espace francophone.

Francophonie en Auvergne Bourbonnais, partenaire du festival, cherche donc des structures prêtes à accueillir ces projections dans l’ensemble de la Francophonie. Pour Jean-Claude Mairal, son délégué général, l’objectif est de donner une véritable dimension internationale au Prix du Meilleur Film Francophone et au Prix du Meilleur Film Étranger en faisant directement participer les publics des différents territoires.

Chaque projection partenaire devient ainsi, pendant quelques heures, une petite extension du festival : mêmes films, même période et même vote, mais des spectateurs et des contextes culturels différents.

 

 

Faire écho au Sommet de la Francophonie

Cette deuxième édition entend également faire écho au XXe Sommet de la Francophonie au Cambodge, organisé durant la même période. Une concomitance qui offre aux partenaires l’occasion de profiter de ce rendez-vous international pour créer, chez eux, leur propre événement autour de la Francophonie.

La projection peut ainsi s’accompagner d’un débat, d’une rencontre ou d’un échange autour de la diversité culturelle et des liens entre les territoires francophones. Une manière, pour une école, une association, un centre culturel ou un cinéma, de faire écho localement au Sommet organisé au Cambodge.


 

733 films venus de 70 pays

Pour sa deuxième édition, le festival a reçu 733 films provenant de 70 pays. Seuls 60 ont été retenus pour la compétition organisée à Vichy et dans plusieurs communes de l’Allier.

Ils seront répartis entre trois catégories : thème libre, thème imposé « Résistance » et jeunes publics. Au total, douze récompenses sont annoncées : un Grand Prix, différents prix du jury, coups de cœur et prix du public, auxquels s’ajoutent le Meilleur Film Francophone et le Meilleur Film Étranger. Ces deux dernières récompenses seront précisément attribuées grâce aux votes recueillis auprès des partenaires internationaux.

La compétition s’adresse aux réalisateurs amateurs comme professionnels. Avec une contrainte forte — raconter en moins de trois minutes — le festival entend notamment offrir une scène aux talents émergents et proposer une forme cinématographique suffisamment légère pour circuler facilement d’un territoire à l’autre.

 

Partenaire d'un soir de Brin de court

 

Devenez partenaire le temps d’une soirée

Pas besoin de monter un festival ni de s’engager dans la durée. Le partenariat peut ne durer que le temps d’une soirée : une projection, un public réuni et, au bout de la séance, un vote qui comptera dans le palmarès d’Un Brin de Court.

Pour une école, une association, une institution, un centre culturel ou un cinéma, c’est aussi l’occasion d’imaginer un événement inédit adapté à son propre public. Soirée cinéma, rencontre, moment convivial ou rendez-vous consacré à la Francophonie : chaque partenaire reste libre d’inventer sa formule autour de la projection.

Le dispositif est particulièrement léger : les 20 films sont fournis par le festival, leur projection dure moins d’une heure et la participation est gratuite. Une contribution volontaire au festival reste possible, mais elle est entièrement facultative.

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Le partenaire d'un soir choisit son lieu et son horaire, et peut proposer une séance gratuite ou payante. Il lui suffit de programmer la projection entre le 14 et le 21 novembre 2026, de faire voter son public et de transmettre les résultats aux organisateurs. Photos, vidéos ou compte rendu de la soirée pourront également rejoindre les témoignages des autres partenaires.

Les structures intéressées ont jusqu’au 23 octobre 2026 pour s’inscrire.

Parti de Vichy, au cœur de la France, Un Brin de Court fait ainsi le pari qu’une même soirée de cinéma peut relier des publics dispersés dans toute la Francophonie : les mêmes films, des milliers de kilomètres de distance et, au bout du compte, un palmarès commun.

 

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