

Ce duo cache un trio humain: Christine Erbe coordonne l'harmonie entre Philippe Priasso (le danseur) et William Defresne (le conducteur de l'engin). Habitué à rester dans l'ombre, nous lui avons demandé de parler de son travail - pour le moins, inhabituel.
Photo: © Laurent Thareau
"J'ai rencontré la Compagnie Beaugeste il y a deux ans sur un autre spectacle où je fais la régie. Suite à cette rencontre ils m'ont demandé si je voulais être le deuxième conducteur de la pelleteuse. J'ai dû passer un permis car dans mon travail je construis plutôt des décors de théâtre. J'ai donc repris le rôle du conducteur.
C'est beaucoup d'écoute par rapport au danseur, beaucoup de précision aussi, il faut surtout garder son calme. Christine fait le relais entre moi et Philippe, elle envoie les musiques, et c'est elle qui me donne aussi les cadences, savoir si je vais trop vite ou trop lentement, si mes mouvements sont corrects, grâce à nos talkies. Elle a été aussi co-chorégraphe du spectacle", précise William.

Le choix de la pelleteuse vient de Dominique Boivin, chorégraphe du spectacle. "Il avait envie de présenter un autre « visage » de cet engin, par rapport à ses mouvements, présenter autre chose que ce qu'on connaît de la pelleteuse. La difficulté du spectacle, que ce soit pour Philippe ou pour moi, est que chaque fois la prise en main est différente, et c'est pour ça qu'on doit arriver toujours la veille. Les pelleteuses sont sur place, ce sont des machines de location, on amène juste les films réfléchissants. Après c'est l'échauffement et les répétitions? La musique m'aide beaucoup, on est vraiment collé à la musique, au rythme. On se laisse emporter par la danse, en tant conducteur aussi !"
Photo: © Christian Valezy
Extraits du spectacle
Eva ESZTERGAR (LPJ Monaco) 14 décembre 2006
Monaco Dance Forum présente une palette de programmes très large: spectacles, stages et ateliers se succèdent dans les endroits les plus divers. Voici quelques photos (cliquez dessus pour l'agrandir):
© Photos: Laurent Thareau, Marc Ginot

Le spectacle multimédia Purushartha de la Compagnie Attakkalari nous ouvre directement les portes sur l'univers de la "technologie avant-garde au service de l'Art".
Cette symbiose entre les sons et les images électroniques est élaborée et parfaitement maîtrisée par non moins de quatre artistes-opérateurs numériques présents sur scène et tissant une toile multimédia permanente, sorte de matrice implacable et hypnotique dans laquelle évoluent huit danseurs accompagnés par le danseur-chorégraphe Jayachandran Palazhy.

Dès lors, les mouvements des danseurs augmentent d'une manière créative mais aussi plus humaine les développements impressionnants des formes numériques projetées, inspirées aussi par des symboles de la tradition indienne.
C.V.




































