Édition internationale

Les universités italiennes en progression dans le classement mondial QS 2027

Avec 26 universités qui améliorent leur position dans le classement, l’Italie est l’un des seuls systèmes universitaires européens à progresser cette année.

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Wikimedia commons
Écrit par Thomas Bidault
Publié le 24 juin 2026

Pour cette édition 2027 du QS World University Rankings, l’Italie fait figure d’exception parmi ses voisins européens. L’Italie compte plus d’universités en progression qu’en recul dans le classement. Dans l’Union Européenne, la France, l’Allemagne ou encore l’Espagne enregistrent un solde négatif. Seules l’Irlande et l’Autriche surpassent les résultats des universités italiennes.

Le Politecnico de Milan dans le top 100 mondial

Pour la douzième année consécutive, le Politecnico di Milano arrive en tête des universités italiennes en se classant dans le top 100 des universités mondiales. Plus précisément, l’établissement d’études supérieures se positionne à la 87e place, un record pour une faculté italienne.

15 établissements italiens dans les 500 meilleures universités au monde

Parmi les 15 universités de la Botte classées parmi les 500 premières, la Sapienza figure à la 111e position. En dix ans, l’université romaine a progressé dans le classement de 50,2 %. L’Université de Bologne monte de 85 places par rapport à 2017 se hissant à la 123e position. L’Université de Padoue et le Politecnico de Turin sont au coude à coude occupant respectivement les 204e et 206e places.

La progression de l'Italie s'explique principalement par la réputation dont jouissent ces établissements auprès des autres universités et des employeurs, ainsi que par la qualité de la recherche, selon les analystes du cabinet de conseil Quacquarelli Symonds. Sur ces critères spécifiques, les universités italiennes occupent des places honorables : le Polimi se classe 57e au monde en termes de satisfaction des employeurs, la Sapienza occupe la 61e place pour sa capacité à établir des réseaux de recherche avec des universités d’autres pays et la 65e place pour sa réputation académique, tandis que l’Université Vita e Salute San Raffaele se hisse à la 6e place mondiale dans l’indicateur relatif aux citations par enseignant, qui mesure l’impact de la recherche.

 

Le top 10 italien

1. Politecnico de Milan (87e au classement mondial)
2. Université « La Sapienza » de Rome (111e)
3. Alma Mater - Université de Bologne (123e)
4. Université de Padoue (204e)
5. École polytechnique de Turin (206e)
6. Université de Milan - La Statale (270e)
7. Université de Pise (341e)
8. Université de Rome Tor Vergata (342e)
9. Université catholique du Sacré-Cœur (388e)
10. Université de Pavie (395e)

 

Un enseignement supérieur fragilisé en Italie

L’évolution du classement mondial ne doit pas occulter les difficultés rencontrées par les universités italiennes. Avec 0,98 % du PIB consacré à l’enseignement supérieur en Italie en 2021, la Botte se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE qui s’établit à 1,5 %. À titre de comparaison, la France dépense 1,6 % de son PIB selon l’OCDE. L’Italie fait aussi face à un déclin démographique. La population du Mezzogiorno vieillit plus vite que les autres régions d’Italie en raison de l’émigration des jeunes. Cette évolution démographique doublée de faibles investissements pourrait fragiliser la structure des universités italiennes.

 

1 500 universités comparées par le QS World University Rankings

Le top 5 est dominé par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT), suivi par l’Imperial College London, l’université de Stanford, l’université d’Oxford et l’université d’Harvard.

Pour comparer les 1 500 universités, le QS World University Rankings publié par Quacquarelli Symonds s’appuie sur différents facteurs. La recherche est le premier indicateur pris en compte par cette société commerciale basée à Londres. L’insertion professionnelle après les études, l’expérience pédagogique, l’engagement à l’international et la durabilité définissent aussi la position des établissements. Si ce classement figure parmi les plus reconnus à l’échelle mondiale avec l’Academic Ranking of World Universities et le Times Higher Education World University, celui-ci n’est pas exempt de critiques. Un rapport adressé aux ministres de l’Economie et de l’Enseignement supérieur en mai 2017 soulignait que le QS World University rankings “présente l’inconvénient de reposer sur des données dont la qualité n’est pas vérifiable”. Ces chiffres ne seraient donc pas le parfait reflet de la qualité de l’enseignement dispensé dans les universités.

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