Quelque 22 entreprises privées italiennes ont un chiffre d'affaires dépassant les 4 milliards d’euros. Et 35 autres sont en passe d'atteindre ce seuil. Portrait du capitalisme italien en 2026, élaboré par KPMG pour le Corriere della Sera.


Agroalimentaire, biens de consommation, luxe, santé… Le portrait du capitalisme italien, réalisé par KPMG le 19 juin 2026 pour L’Economia du Corriere della Sera, intitulé « Le club des entreprises de plus de quatre milliards », décrit la taille des entreprises italiennes. Un palmarès dans lequel les géants high brillent encore par leur absence.
Les plus grosses entreprises privées d’Italie
L’analysé dénombre 40 entreprises italiennes présentant un chiffre d’affaires supérieur à quatre milliards, produisant un total de 688 milliards en 2024. En excluant les entreprises publiques, les banques et la grande distribution, plus de la moitié d’entre elles, soit 22 sont les fleurons du capitalisme privé. Leur point commun : la plupart sont des entreprises familiales.
Après Stellantis (156,8 milliards), le classement des géants italiens est dominé par EssilorLuxottica (26,5 milliards), Ferrero (19,3 milliards), Prysmian (17 milliards), Webuild (11 milliards), Marcegaglia (7,1 milliards), mais aussi Cremonini (5,7 milliards), Prada et Barilla, Mapei et Menarini.
Neuf entreprises sur les 22 relèvent du secteur industriel, sept sont dans le domaine des biens de consommation, cinq dans les services et infrastructures et enfin telecom, media et technologie. A noter, seules trois entreprises sont cotées en bourse - Prysmian, Esprinet et Pirelli – démontrant la réticence des groupes italiens à ouvrir leur capital.
Des futurs champions italiens
KPMG distingue également les « grands champions de demain », des entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre deux et quatre milliards (en 2024). Il s’agit de 35 sociétés, pour une valeur totale de 98 milliards. Parmi elles, citons Italpreziosi (3,9 milliards), Brembo, spécialisée dans les systèmes de freinage (3,8 milliards), Bolton, groupe détenant le thon Rio Mare (3,5 milliards), l’électroménager De’ Longhi et le groupe industriel Chiesi (3,4 milliards toutes les deux), Lavazza (3,3 milliards) et Moncler (3,1 milliards), ou encore Ariston (2,6 milliards) et Amplifon (2,4 milliards), Giorgio Armani dans la mode.
Près de la moitié d'entre elles opèrent dans le secteur des biens de consommation (15 entreprises), une différence par rapport aux géants qui se concentrent sur les biens industriels (qui génèrent généralement un chiffre d'affaires plus élevé).
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