En Italie, entre 2000 et 2025, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 63 %, mais particulièrement les biens alimentaires et les boissons, tandis que d’autres secteurs ont diminué. Zoom sur le rapport « Histoires de données », publié par l'Institut national de la statistique (Istat).


La hausse globale de l'indice des prix à la consommation s'est élevée à 63 % entre 2000 et 2025 en Italie, d’après le rapport « Histoires de données », publié par l'Institut national de la statistique (Istat). Reste que ce chiffre résulte de hausses supérieures à 100 % pour certains biens, inférieures à 30 % pour certains services, voire d’une baisse de près de 60 % du coût d’autres biens et services.
Logement et charges : une hausse de 119 %
Entre 2000 et 2025, par exemple, les prix à la consommation ont augmenté de 119 % si l'on considère l'ensemble des dépenses liées au logement et aux charges. Selon l’Istat, cette hausse est principalement due aux dépenses liées à l’électricité : si l’augmentation des loyers s’élève à 51 %, soit légèrement en dessous de la moyenne, celle des charges (factures d’électricité, de gaz, etc.) atteint 145 %.
Forte hausse des prix du tabac, alcool, biens alimentaires
Les hausses dépassent également les 100 % pour les alcools et le tabac, ainsi que pour les services financiers et d'assurance. Pour les produits alimentaires et les boissons, les hausses de prix entre 2000 et 2025 avoisinent les 90 %.
Des hausses de prix limitées
Les prix de l’habillement a en revanche augmenté moins que la moyenne, de 41 %. Dans le secteur de l'éducation, la hausse des prix sur 25 ans a été de 25 % et s'est limitée à 16 % dans le secteur de la santé. Quant aux biens industriels non énergétiques dans leur ensemble, la hausse des prix entre 2000 et 2025 a été légèrement supérieure à 25 %. Le rapport fait également état d’une baisse de 58 % du coût des biens et services liés à l’information et à la communication.
Biens et services : une évolution des prix qui diffère
« L'évolution à long terme des prix des biens et des services présente des différences significatives tant en termes d'intensité que de persistance. Les prix des biens, aujourd’hui en grande partie de nature industrielle, bénéficient – hors dynamiques conjoncturelles (comme le montre le cas de l’énergie) – des progrès de la productivité du travail et de l’exposition à la concurrence internationale, bien davantage que les prix des services ». Aussi, depuis le milieu des années 50 jusqu’à aujourd’hui, les prix des biens ont été multipliés par environ 30, ceux des services par environ 60, indique le rapport de l'Istat.
Acheter des biens alimentaires avec 5 euros en 1926 et aujourd’hui : la comparaison
L'Istat présente également une comparaison des quantités de denrées alimentaires pouvant être achetées avec 5 euros en 2025 et en 1926, soulignant comme selon les produits, ces quantités ont considérablement évolué par rapport à il y a 100 ans.
Avec 5 euros, on pouvait acheter 5,5 kilos de pommes de terre en 1926, mais seulement 3 kilos en 2025. Des phénomènes similaires concernent également d’autres produits – tels que le pain ou le lait et, dans une moindre mesure, la viande bovine – caractérisés par une forte intensité de main-d’œuvre ou par des coûts de production plus difficiles à réduire.
À l'inverse, pour certains produits transformés industriellement ou dont les matières premières sont devenues moins chères – comme les pâtes, le sucre ou le café –, les quantités pouvant être achetées avec le même montant ont sensiblement augmenté. Avec 5 euros, on pouvait acheter 1,3 kilo de pâtes sèches au blé dur en 1926, contre près de trois kilos aujourd’hui ; un peu plus de 700 grammes de sucre en 1926, contre près de quatre kilos aujourd’hui. Même dynamique pour les œufs : on peut aujourd’hui acheter 2,48 boîtes de six œufs avec l'équivalent de 5 euros, contre 1,22 boîte il y a 100 ans.
Sur le même sujet







































