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MEXICO/MARCHÉ - Le Chopo: A la recherche du disque rare?

Chaque samedi, à partir de 9 heures, sur les trottoirs de la calle Aldama, viennent s'installer des passionnés de la culture rock pour vendre, acheter, échanger CD, vinyls, partitions, revues, DVD, posters, lunettes, tatouages, piercing et vêtements pour darks, punk, hippies, reggae et toutes tribus affiliées! Venez découvrir le petit monde à part du Chopo...

(Photo: Charlotte Morvan)

On pourrait penser que ce marché est un tianguis de plus, participant à l'ambiance chaotique du district fédéral (DF), mais détrompez-vous, bien plus qu'un lieu mercantile, c'est un espace culturel très dynamique où déambule une foule au style éclectique et parfois décalé. Vous pourrez également venir y écouter des concerts, découvrir l'espace photo et les films du cinématographe El Topo et assister à des présentations de livres, pièces de théâtre et autres performances...


Les prémices du Chopo
Le Chopo aurait vu le jour, au début des années 80, à l'initiative de jeunes fauchés, passionnés de musique. Ces derniers subtilisaient les vinyles de leurs parents et venaient les échanger ou les vendre devant le musée universitaire du Chopo (qui se trouve dans le bâtiment de l'ancien musée d'histoire naturelle, bâtiment emblématique du DF pour son architecture). Le phénomène prenant de l'ampleur, à partir du 4 octobre 1980, le Musée Universitaire du Chopo hébergea le Premier Tianguis de Musique programmé pour un mois. Le succès fut tel que les intéressés continuèrent d'affluer et de venir vendre, acheter ou échanger leur musique aux abords du musée, puis où leur présence était tolérée par la délégation. Le voisinage ne voyait guère d'un bon oeil l'installation de ce marché côtoyé par une population au style un peu trop dégenté à leur goût. Fin des années 80, le Chopo se voyait enfin attribuer un endroit pour s'installer définitivement: calle Almada, colonie Guerrero.

Renato, habitué des lieux, note une grande différence entre le flâneur du Chopo qui vient partager une expérience culturelle et le client du Mix-up qui vient acheter son cd. Le Chopo offre la possibilité de dénicher le cd ou le vinyl introuvable ailleurs, un avantage d'autant plus précieux puisqu'à l'époque , l'usage d'internet n'était pas encore répandu. Les passionnés sont de ceux qui préfèrent avoir leurs propres cd et leurs vinyles plutôt que de télécharger leur musique sur internet. Parmi les vendeurs, on retrouve des professionnels de tous horizons confondus: commerçants, médecins, journalistes ou encore profs. Leur point commun: la passion pour la culture rock. Pour Oscar, c'est un endroit alternatif où se revendiquent non seulement la culture rock mais aussi la culture pré-hispanique présente dans les multiples échopes de vêtements et bijoux. Ici tous les styles musicaux et vestimentaires sont admis.

Fort de son succès, le concept du Chopo s'est exporté non seulement dans les villes de Guadalajara, Veracruz et San Luis Potosí mais aussi à l'étranger à Sao Paulo, Barcelone, Buenos Aires et Los Angeles. Pour les fans de rock ou simplement pour les curieux, ce petit marché vaut le détour!

Charlotte Morvan (www.lepetitjournal.com/Mexico) mercredi 11 novembre 2009

Pour en savoir plus: chaque samedi, dans la Jornada (en presse écrite ou sur internet) vous pouvez trouver une colonne qui s'appelle «en el chopo» et qui présente les programmations et artistes présents ou à venir...

Adresse: Tianguis Cultural del Chopo, chaque samedi, de 9 heures à 17 heures
Sur la rue Aldama, depuis la rue Lune jusqu'à la rue Camelia (juste à coté de la bibliothèque José Vasconcelos), Colonie: Guerrero
Metrobus Buenavista ou Metro Buenavista

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